‹ De l'intervention chirurgicale dans les ankyloses du coude consécutives à des traumatismesChapitre 44 sur 47 · OBSERVATION XX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XX

Truchot Louis, âgé de 19 ans, vint me trouver pour me:demander de porter remède à une ankylose rectiligne du coude droit. Le 18 juin 1883 il était tombé d’un arbre et s'était fait une fracture du coude avec issue des fragments osseux à travers la peau. Son membre fut mis dans une gouttière avec des cataplasmes, puis, laissé toujours dans l'extension, il fut ensuite pansé au cérat. Depuis cette époque, il était resté dans l'état définitif suivant :

Extension complète de l’avant-bras sur le bras, c’est tout au plus si le bord postérieur du cubitus fait avec la ligne prolongeant l'axe de l'humérus un angle de un ou deux degrés. La main est en demi pronation et les mouvements de supination sont complètement impossibles. La palpation du coude et de lhumérus ne révèle pas de cal vicieux ni de déplacement osseux, si ce n’est une saillie anormale de l'extrémité supérieure du radius située à la partie antérieure ; il persiste évidemment une subluxation du radius en avant. Au bord interne de l’humérus, au-dessus de l’épicondyle, existe une cicatrice allongée verticalement, longue de cinq centimètres, large de deux, et résultant, dit le malade, de l'issue de los à travers la plaie. Cette cicatrice adhère en effet aux parties profondes et à l'os ; les muscles sont totalement atrophiés à ce niveau. À la face postérieure du coude on sent bien l’olécrane qui paraît à sa place normale ainsi que le tendon du triceps qui s’y insère, À la face externe du bras se trouvent trois cicatrices dont deux à

GOGUEL ÿs

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