‹ De L'Intervention Chirurgicale Dans Les Tumeurs De La Dure-MèreChapitre 25 sur 35 · UT · texte numérisé non relu

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conserve dans le lambeau . décollé tout ou partie du péricrâne, enfin, si pendant un mois ou six Semaines après l'opération, on prend soin de faire porter au malade un pansement' résistant et légèrement compressif. D'ailleurs, nous ne voyons aucune raison, pour ne pas.essayer dans les trépanations de ce genre, de combler l'ouverture du crane avec des plaques d'os décalcifié ou de celluloïd.

Accidents de l'opération.— Un des accidents Les plus à redouter dans une trépanation pour extirpation d'un néoplasme perforant de la voûte du cràne, c'est l’hémorragie, nous avons vu l'année dernière une malade opérée par M. Delagénière qui asuecombé deux heures après l'opération.

Cette hémorragie peut reconnaître pour cause l'ouverture accidentelle d’un sinus, ou bien la section du diploé, enfin l'incision des vaisseaux des méninges et de ceux du cerveau.

Tous les chirurgiens recommandent de ne pas appliquer la couronne de trépan dans les régions occupées normalement par les sinus. Mais la trépanation dans ces régions peut s'imposer et en outre les sinus peuvent présenter une dévialion dans leur trajet et par suite occuper une situation anormale. Il en résulle qu’on est toujours plus où moins exposé . à ouvrir ces sinus.

Quand on fait une trépanation exploratrice cet

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accident pourrait à première vue paraitre devoir

assombrir le pronostic de l'opération en exposant le

malade, non seulement à une perte de sang considérable, mais aux accidents communs, aux ouvertures des gros troncs veineux céphaliques, à l'entrée de l'air dans les veines, aux phlébites ‘avec thromboses consécutives, il n'en est rien cependant si l'opérateur a sous la main du catgut absolument aseptique et s'il garde son sang-froid ; en même temps il sera bon d'injecter du sérum artificiel et de faire des piqüres d’éther et de caféine si le malade faiblit trop. L'hémorragie qui résulte de l'ouverture d’un sinus peut être troublante au premier abord. Pour arrêter le sang, on applique une éponge sur l’orifice du sinus,

puis comme l’a recommandé Lister, il suffit d’empiler

des faisceaux de catgut sur l'orifice cruenté. Le sang

se répand entre les mailles formées par ces faisceaux de catgut et s’y coagule presque instantanément. L'hémorragie cesse assez rapidement. Plus tard, ce catgut empilé se résorbe facilement et parfaitement. |

« Plusieurs fois M. Lucas-Championnière a dû avoir recours à ce procédé, une fois entre autres pour une hémorragie du sinus longitudinal supérieur, il ne lui fallut pas moins de sept mètres de gros catgut pour arrêter le sang, et dans ce cas, la résorption fut très simple. »

Les hémorragies provenant des vaisseaux du diploé ont préoccupé les chirurgiens. Le sang s'écoule quel-

quefoïs én assez grande quantité pour gêner l’opérateur. Les chirurgiens ont employé contre cette hémorragie, et en particulier Horsley, une sorte de mastic antiseptique avec lequel on bouche tous les orifices béants des os sectionnés. Ce mastic répond à la formule suivante : |

Paraffine . . . . a à Vaseline 950 grammes Acide phénique . . 5 »

Avant l'opération, on le fait bouillir dans un tube de verre dans lequel on le prend quand on en a besoin. Pour s'en servir 1l faut l’étaler avec la pulpe du pouce sur la surface de seclion de l'os. Rien de particulier à dire sur les hémorragies occasionnées par la section des vaisseaux des méninges ou du cerveau. Chaque fois qu'on le pourra, il faudra lier les vaisseaux ; dans les autres cas, on se contentera d'une douce compression exercée avec une éponge.

Enfin, il ne faut pas perdre de vue que l'hémorragie provenant de la substance cérébrale ou des méninges sera beaucoup moins à craindre lorsque le malade sera sous l'influence de la morphine, d’où le précepte de faire comme l’a recommandé Horsleÿy une injection hypodermique de morphine avant l'opération. En

voici la formule :

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