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Os. 4. — SyPHILIS ANCIENNE. — MONOPLÉGIE BRACHIALE.
—— CRISÉS ÉPILEPTIFORMES. —TRÉPANATION. — ‘ABLATION D'UNE GOMME DE LA DURE-MÈRE. —— (IUÉRISON. —.
Arthur Rannie et Williams. British. med. Journ. 19 mai 1888.
Nègre âgé de 35 ans, alteint de syphilis tertiaire. Depuis 18 mois, il souffrait de céphalalgies violentes qu il localisait aux régions frontale et pariétale droites. Avec cette douleur qui était insupportable et intermittente, existaient une sensibilité particulière du cuir chevelu de ces régions, et un écoulement de l'oreille droite. Ces deux derniers alternaient avec les maux
de tête. L'écoulement était ordinairement aqueux et peu abondant, parfois, il devenait épais, jaunâtre, désagréable ; il était dû d’ailleurs à un catarrhe du conduit externe, car il n'y avait pas trace d'une affection auriculaire moyenne ou du conduit osseux. Il y avait également des bourdonnements et des bruits divers dans l'oreille, des hallucinations de la vue et des cauchemars, L'état mental était atteint et depuis un an semblait surtout caractérisé par un état d’exaltation, Le traitement consista en fortes doses d’iodure et de bromure associés aux ferrugineux. Au bout d’un mois, le patient considérablement amélioré, demanda à quitter l'hôpital. On le reçut de nouveau le 5 juin A888à minuit. Il avait eu une attaque avec perte de connaissance dont il se releva rapidement. Il semblait à cette époque un peu hébété, mais à part cela rien d'intéressant.
On redonna le bromure et l'iodure. Le 7 juin, nov-
velle attaque dont je fus témoin ; la commissure gauche de la bouche était rétractée et élevée, il y avait une déviation conjugée de la tête et des yeux à gauche. Le membre supérieur gauche en adduction, Tbant. bras ployé à angle droit, le poignet courbé et les doigts fléchis dans la paume de la main. Le membre inférieur dans l'extension rigide, le bras droit relevé par dessus la tête et fléchi sans raideur, la jambe droite étendue et contracturée comme AHRPÈT une attaque tonique. |
Puis il y eut une phase clonique classique, mais seulement dans le bras gauche et la face du même côté, la jambe gauche était très légèrement atteinte, maisil n'y avait rien du côté droit. À la face du côté gauche, les muscles les plus affectés étaient l'orbiculaire des paupières et les muscles releveurs et contracteurs des commissures. Pendant ce temps, dilatation légère et égale des deux pupilles. Les spasmes cloniques durèrent près d'un quart d'heure, et furent réprimés par l'administration d'hydrate de chloral. À la fin de l'attaque, lorsque le patient eut recouvré connaissance, il put exécuter des mouvements du côté droit, mais on trouva de la parésie des muscles du côté gauche de la face et du bras gauche. Le membre inférieur gauche était aussi parésié, mais à un degré bien moindre. Léger ptosis de la paupière supérieure gauche.
Le 8 juin, le D: Williams, appelé en consultation pense qu'il est nécessaire d'opérer pour enlever une lésion probablement syphilitique des centres du bras et de la face, dans l'hémisphère droit, L'opération fut faite le 9 juin par le D" Williams.
La température avant l'opération était de 103° F. et
le malade se plaignait dé grandes douleurs au niveau de l'éminénce pariétale droite.
Le point choisi pour l'application du trépan correspondait à la circonvolution frontale ascendante. Avec un trépan de un pouce de diamètre on fit une ouverture au crâne qui fut trouvé plus irrégulier et plus dense qu'à l'état normal. La dure-mère était épaissie et son ouverture donna issué à quelques grammes d'un liquide purulent, provenant du centre d'une petite gomme dégénérée de la dure-mère. Comme le mal semblait s'étendre en arrière, on appliqua une deuxième couronne de trépan, et une demi-circonférence osseuse fut enlévée sur le’ bord postérieur de la deuxième ouverture. Plus tard on vit que cela n'était pas nécessaire. Car la lésion était bien localisée et ne dépassait pas de un quart de pouce le bord de la première ouverture.
La tumeur et une partie de la dure-mère épaissie furent enlevées. À part une légère inflammation de la membrané sous-jacente, le cerveau paraissait sain à ce niveau. Une petite portion du cerveau fut réunie. après drainage. Pansement au sublimé. Bonne nuit après l'opération, le malade a une légère attaque mais dort bien. La douleur disparait et il ne reste qu'un peu de sensibilité de la région. Le lendemain, petite attaque limitée aux muscles de la face, mais sans perte de connaissance, les paralysies ont disparu.
19 Juin. — Pas d'attaques, mais les signes de paralysie sé montrent de nouveau,
16 Juin.— La température s'élève à 103 F, la plaie est guérie, excepté dans un angle qui laisse écouler
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un peu de liquide ; on ouvre à nouveau la plaie et on draine après avoir retiré un peu de sang décomposé. À partir de ce moment, la température baisse et la guérison survient rapidement.
O5s. 5.— ATrAQUES ÉPILEPTIFORMES DÉBUTANT PAR LÉ POUCE,
— MonopPLÉGis BRACHIALE.— TRÉPANATION.— ABLATION
D'UNE TUMEUR TUBERCULEUSE. — GUÉRISON, — Horsley, British méd. journal, 1886. Rapportée in Arch. de neurologe.
Thomas N. À 22 ans a eu plusieurs attaques de pleurésie, une tante paternelle est morte phtisique. En janvier 1884, il commença à avoir des crampes dans le pouce et l'index à gauche, ces crampes consistaient en une opposition clonique des doigts, elles se répétaient deux fois par jour.
En mars 1884, eut lieu la première attaque grave, le spasme s'étendait au bras et le malade tombait. Puis survient une série de rémissions interrompues par des attaques isolées.
Nature des attaques. — Elles commencaient par une opposition spasmodique clonique du pouce. et de l'index gauche, ensuite le poignet, le coude et l'épaule
se fléchissaient cloniquement ; alors la face se contrac-
tait et le malade perdait connaissance. La main et les yeux étaient tournés à gauche, et le membre inférieur gauche était levé. Le membre inférieur droit était ensuite pris et enfin le membre supérieur droit. La paralysie du membre supérieur gauche succédait souvent à l'attaque à de fréquents intervalles, le pouce du
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malade commençait à se contracturer ; mais l'attaque pouvait souvent être arrêtéeen étendant le pouce ou en appliquantune ligature.
Etat actuel. — Force dela main gauche — 45, main droite — 85. Les.mouvements pouvaient tous s'exécuter de Ja main gauche, le pouce gauche était souvent en état de rigidité.
Pas d'altération de la sensibilité, excepté la perte de sens musculaire dans le pouce gauche. Réflexes profonds exagérés dans le membre supérieur gauche.
Douleur de tête violente à l'occiputet dans la région pariétale droite. Pas d'altération de la papille.
Diagnostic. — Lésion irritative de nature inconnue, siégeant au niveau du centre du pouce, c'est-à-dire à l'union du tiers inférieur avec letiers moyen des circonvolutions ascendantes.
Opération le 29 juin 1886. — Le siège de la lésion déterminé par la mensuration, on enleva une large rondelle osseuse. La dure-mère sectionnée, on vit une tumeur qui lui adhérait. La tumeur était très dure. Elle avait une largeur de 12 millimètres, mais comme le tissu cérébral voisin était sombre et livide, il fut enlevé aussi sur une étendue de 12 millimètres. Cette manière de faire était justifiée en ce que la tumeur s'étendait loin sous l'écorce. Le centre de la région du pouce fut enlevé par excision. Ligature de nombreux vaisseaux. (Guérison rapide de la plaie malgré un œdème considérable du cuir chevelu dû à l'irritation causée par l'emploi d'un pansement phéniqué, Le jour suivant, parésie de la face du côté gauche et
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paralysie complète du membre supérieur gauche y compris l'épaule.
Hémianesthésie gauche, perte du sens tr dans le bras du même côté.
Depuis, la paralysie s'est améliorée, mais il reste une légère différence dans la force de pression des deux mains. — Les attaques ont disparu. La tumeur était de nature tuberculeuse.
Oss. 6 (Résumée). — ATTAQUES EPILEPTIFORMES. — PaRA- LYSIE DE LA MAÏN ET DE L'AVANT-BRAS DROIT. — PARÉSIE DE LA JAMBE DROITE. — TRÉPANATION. — TUMEUR DE LA DURE-MÈRE. — AMÉLIORATION. — Horsley. — British.
méd. Journal, L88T, p. 863.
M. T.., âgé de 37 ans, souffre d'attaques épilepti-
formes et de paralysie progressive, ayant débuté par lé membre supérieur du côté droit. Actuellement, la main et l’avant-bras droits sont complètement paralysés ; au membre inférieur du mème côté, la paralysie est incomplète. Quant aux attaques qui toutes commencent par l'indicateur droit, elles ne se sont plus montrées depuis trois mois.
Il y a des maux de tête continuecls, mais l'état mental est satisfaisant. On diagnostique une tumeur dans les centres de la main droiteet on trépane à ce niveau. L'ablation de la rondelle osseuse fait découvrir une tumeur qui est complètement enlevée et pèse 128 grammes ; là guérison est rapide. Les maux de tête ont disparu et la paralysie s'est arrêtée dans sa marche progressive ; l'état général est meilleur, mais les troubles de la parole se sont plutôt accentués.
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Os. 7.-— TUMEUR DE LA DURE-MÈRE COMPRIMANT LE CERVEAU EL S'ÉTENDANT AUX DEUX TIERS DU LOBE FRONTAL, — Tré- PANATION. — GUÉRISON. — M. Mac Ewen. British. méd. journal. 11 août 1888.
Le malade avait eu antérieurement dans la cavité orbitaire du côté gauche une tumeur qui avait élé enlevée avec soin et n'avait pas récidivé. La pupille était en état de myosis, il y avait un obscurcissement de l'intelligence et un affaissement de tout l'état mental. Quoiqu'on pût soupçonner une tumeur du lobe frontal, les symptômes n'étaient pas assez affirmatifs pour décider l'opération. Quelques semaines plus tard, il y eut une série de convulsions bien observées par l’infirmier. Elles étaient nettement limitées au côté droit, commençant par la face et le bras et s'y confinant pendant les premières attaques. À la 3° attaque, la * jambe du même côté était prise à son tour ; ovlus tard, il yavait généralisation et perte de connaissance. Ces symptômes indiquaient une extension de l'irritation aux parties moyenne et inférieure des circonvolulions ascendantes, et avec les symptômes antérieurs indiquaient une lésion du lobe frontal gauche. Le trépan fut appliqué à moitié chemin entre les circonvolutions et la partie antérieure du crâne.
A ce point existait un petit nodule de la grosseur d'un grain d'orge; on appliqua une large couronne de trépan, et l'os enlevé, on découvrit une tumeur de la dure-mère qui comprimait le cerveau. Elle s'étendait assez loin, et il fallut agrandir l'ouverture pour l'enlever avec soin ; elle couvrait les deux tiers du lobe
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frontal. Les membranes furent enlevées avec le néoplasme. Le palient guérit rapidement et devint apte à gagner sa vie. Huit ans plus lard, il mourut brightique, et à l'autopsie, il fut absolument impossible de découvrir le moindre vestige de la tumeur.
Ons. 8. — (Résumée), GOMME sypHiLITIQUE. — TRéPaxa- TION. — AMELIORATION, — Mort, — Kellock Barton.
— Annals of surgery, 1889.
Une femme de 30 ans, avait une nécrose syphilitique du frontal; en même temps existaient des signes de compression du cerveau, troubles de motricité, d'idéation, elc. À l'aide du trépan, on retire l'os nécrosé ; en arrière, la dure-mère est jaunâtre, tendue, on l'incise et on fombe sur une gomme syphilitique qu'on enlève avec une curelte; cette tumeur siégeait
sur la partie supérieure du lobe antérieur et avait le le volume d’un petit œuf,
Après une amélioration sensible des troubles antérieurs à l'opération, il se produisit une hernie du cerveau qui entraina la mort 27 jours après l'opération. A l'autopsie, inflammation aiguë du lobe frontal et de la dure-mère. |
Ors. 9. — TRAUMATISME ANCIEN. — CONTRACTURES SPASMO- DIQUES DU BRAS GAUCHE. — PARALYSIE DU MEMBRE SUPÉ- RIÉUR GAUCHE. — TRÉPANATION.— GLIOME. — ABLATION. ‘ Morr.— Hugues Benett, British med. Journ.
Un fermier âgé de 25 ans, vient consulter l'aute ur en octobre 1885 pour une paralysie du bras gauche.
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D'une bonne santé jusqu'en 1881, il avait été frappé fortement à cette date par une pièce de bois qui lui avait contusionné le côté gauche de la tête. IL s’en était suivi une perte de connaissance de quelques instants. Un an plus tard, il avait commencé à se plaindre de céphalées, de fourmillements de la face et de la. langue du côté gauche. Bientôt, étaient survenues des contractions spasmodiques de ce côté, puis des fourmillements du bras gauche, suivis d'un affaiblissement de la motilité de ce membre. Des sensations analogues de fourmillements commencaient à se faire sentir à la jambe gauche. Lors de l'examen, il avait une paralysie complète du bras, une légère parésie de la jambe gauche, une notable déviation de la langue. La vision élait conservée, mais il existait une névrite optique double. Les réflexes tendineux étaient exagérés du côté malade. Enfin, il existait une céphalée habituelle
et des vomissements accidentels. Ces symptômes firent:
diagnostiquer une tumeur cérébrale corticale localisée au voisinage du tiers moyen de la scissure de Rolando. En raison des douleurs insupportables du patent, et de la marche progressive de la tumeur, une opération
fut proposée et acceptée par le malade. Le 25 novembre ,
Godlee trépana le crâne, et mit à nu après incision de la dure-mère un gliome qui fut enlevé complètement au moyen de la curette de Volkmann. Une abondante hémorragie se produisit, elle fut arrêtée par le galvanocautère, la plaie fut suturée et pansée antiseptiquement. — Quatre jours après le malade était très bien. Les vomissements, la céphalée, les convulsions avaient cessé, l'intelligence était intacte, le pouls normal. Mais la plaie prit bientôt une odeur putride, et il