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attaque épileptiforme. Puis, le bras droit se paralysa en même temps que se montra une violente céphalalgie à gauche. Le traitement spécifique ne donnant rien, l'état s'aggravant, de l'aphasie s'ajoutant à la paralysie déja indiquée ainsi que de la parésie du membre inférieur droit, on se décida à trépaner au niveau de la frontale ascendante.
On ne trouva aucune trace de tumeur ; malgré cela il y eut une amélioration notable, Cependant, quelque temps après, les symptômes reparurent de nouveau avec plus d'intensité, paralysies motrices du bras et
.de la jambe droite, aphasie, épilepsie jacksonnienne,
céphalée très violente, Le malade réclama avec ins-.
tance une seconde intervention.
Celle-ci fut accordée. Le chirurgien rouvrit la cicatrice de la première trépanation, et aussitôt apparut une masse rouge, cônique qui se prolongeait à droite dans le cerveau, et qui fut autant que possible enlevée avec les doigts. L'hémorragie fut abondante. Le pansement consista à tamponner avec de la gaze iodoformée, puis à appliquer un bandage compressif.
L'opéré guérit, les accidents s’amendèrent ; mais au bout de deux mois, il recommencça à se plaindre, et une tumeur fit saillie à travers la plaie du trépan ; elle avait repullulé sur place ; on ne fit plus rien, la mort arriva peu de temps après, et l'autopsie montra que la récidive était partie de la dure-mère ; cette observation montre la difficulté qu'il peut y avoir, même un néoplasme existant, à le découvrir dans la masse cérébrale.
Oss. 12 (résumée), — Tumeur CERÉBRALE. —- EXORBITISME PERTE DE L'OLFACTION. — TRÉPANATION. — GUERISON. — Durante. Bull. della Reale Academia medica de Roma, nov. ee
Chiara Battistelli, âgé de 35 ans, bonne constitution. Exorbitisme de l'œil gauche, projection en dehors. Les symptômes oculaires s'étaient montrés 1lv a 3 mois. inais avaient été précédés par les signes suivants : perte graduelle du sens olfactif, perte de la mémoire, surtout celle des noms ; incertitude dans les mouvements, sensation de vide dans la tête. Les mouvements et la sensibilité étaient normaux.
Le caractère s'était modifié; autrefois gai, il était devenu morose et mélancolique. Le goût, l'audition, les fonctions digestives n'avaient pas subi de modifications.
D'après ces symptômes, Durante diagnostiqua, une tumeur intra-crânienne siégeant dans le lobe antérieur du cerveau, comprimant le nerf olfactif et pénétrant dans la cavité de l'orbite. L'opération fut décidée.
Opération le 1* juin 1885. — Incision partant de l'angle interne de la paupière et se dirigeant en haut vers le cuir chevelu. Après avoir réciiné le lambeau, on enleva avecle cerveau la portion du frontal située au-dessus de l'orbite (largeur de 4 cent. environ). La table interne enlevée, on trouva la tumeur qui fut soigneusement extirpée. La pédicule s’insérait sur la duremère du côté gauche. Un prolongement envahissait les cellules ethmoïdiennes et comprimait le cerveau. Il s'agissait d'un sarcome. Hémostase Drainage, suture
des téguments. Au bout de 3 jours, il se fit un écoulement de pus sanguinolent à travers le drain ; le 4° Jour, le malade fut trouvé plus mal. On fit alors une irrigation de la cavité avec un liquide antiseptique Le septième jour, les sutures furent enlevées, le drain retiré le neuvième. | Vers le 15° jour, il y avait une grande amélioration, quoique la mémoire et l'odorat fussent encore dans le même état. L'œil avait repris son aspect primitif. Trois mois plus tard. les facultés mentales étaient parfaites. L'odorat revenu, mais d'un seul côté.
O8s. 13. — (RÉSUMÉ). — TUMEUR CÉRÉPRALE. — TRé- PANATION.— RÉCGIDLVE. — Limontr. — British méd. Jour-
nal 98 octobre 1889.
Le Dr Simont a présenté à la société médicale de Northumberland, une femme âgée de 32 ans, trépanée pour une tumeur cérébrale.
Elle étaitaccouchée depuis 15 jours de son quatrième enfant, lorsqu'elle perdit connaissance. Revenue à ellemême, elle eut de nombreuses convulsions débutant toujours par le bras droit, de plus, il y avait des troubles du langage, On pensa à une tumeur ou à un abcès cérébral. Limont détermina le siège des centres moteurs, et le D" Page fit-une trépanation. On enleva une partie considérable d'une tumeur que le D' Limont considéra comme un gliome. Peu après, la malade allait très bien et retrouvait l'usage du bras et de la parole. Malheureusement, la récidive se montrait rapidement, actuellement la tumeur a acquis un volume considérable et présente des pulsations.
Oss. 14 (résumée). — Dépôt GOMMEUX SUBDURAL AU NIVEAU DU CENTRE DU BRAS DROIT, NÉCROSE OSSEUSE À CB NIVEAU, —TRÉPANATION. — EXTIRPATION. —AMÉLIORA-. TON, — (Barton). ne
Le malade contracta la syphilis à l'âge de 28 ans,, sept ans plus lard il présenta des accidents cérébraux tels que convulsions, vertiges, crises épileptiformes. Sur son instance, Barton l'opéra en 1889, Il fut endormi à l'éther.—On enleva une couronne de lagrandeur d'une pièce de 6 pence. Deux autres couronnes furent enlevées portant toutes les trois sur de l'os nécrosé. La dure-mère tendue et fluctuante fut incisée crucialement.— L'on trouve au-dessous d'elle un dépôt gommeux qui fut enlevé à la curette malgré son adhérence. Lavage au sublimé. Drainage. Suture de la dure-mère, Gaze au sublimé. Amélioration sensible,
Oss. 15 (résumée), À CASE OF SYPHILITIC GROWTH IN DURA- MATER, — OpéRATION.— DEArH FRoM sepricemiA.Clarke. Lancet, 1890, t. 1 p. 460.
On avait diagnostiqué un syphilome de la dure-mère Une trépanation fut faite par Lansdown à la partie supérieure du sillon de Rolando.Ce chirurgien pratiqua une couronne de un. pouce et demi de diamètre. La dure-mère opaque ne battait pas, son incision montra qu'elle était épaisse de un demi-pouce, de consistance cartilagineuse : on enleva autant que possible la partie malade, mais incomplètement du côté du sinus longitudinal supérieur; replacement de la rondelle
enlevée le 6° jour à cause de la suppuration. Mort du malade le 20° jour par suite de septicémie.
- Oss. 16 (résumée)—. SARCOME DE LA DURE-MÈRE AU NIVEAU DU PRESSOIR D'HÉROPHILE. — Kammerer.
Une première opération est interrompue pour ne pas blesser le sinus ; trois semaines après résection, de la tumeur, blessure du sinus quiest forcipressuré. La pince après tamponnement de la plaie est enlevée: Pas . d'hémorragie ultérieure, trois semaines plus tard le
sinus est Fate Guérison parfaite
O8s, 17 (résumée). — A CASE OF TRÉPHINING FOR CORTICAL : BRAIN LESION GIVING USE TO EPILEPTIFORM SCIZURES AND pARALySES. British med. Journal, 1888.
Il s'agit d'une gomme de Îa dure-mère siégeant au niveau des centres du bras et de la face sur l'hémisphère droit. |
- [ncision cruciale des parties molles, trépanation au niveau de la frontale ascendante droite. L'ouverture de la dure-mère donne quelques gouttes de pus provenant du centre d'une gomme dégénérée sous-jacente, seconde couronne de trépan en arrière et ablation complète de la lésion. Drainage. Excision d’une
- petite partie e du cerveau. Guérison.
te
Ons. 18. — EPiTHÉLIOMA DE LOS FRONTAL, DE LA DURE-NÈRE SOUS-JACENTE ET DE LA FAUX DU CERVEAU ; ABLATION DEL'0S MALADE, DE LA DURE-MÈRE ET .D UNE PARTIE DE BA FAUX ou cerveau. Guérison. — Professeur Terrier In Bu/. Académie de Médecine, 4 août 1891.
Marie B... âgée de 25ans, femme de ménage, entre Le 29 mai {891 (salle Chassaignac, lit n° 14) à l'hôpital Bichat pour yêtre traitée d'une tumeur de Ja région frontale siègeant surtout à gauche. Ses antécédents héréditaires sont peu intéressants. Son père est mort catarrheux à quarante-quatre ans, sa mère d'un érysipèle à cinquante-quatre ans.. Elle avait onze frères et trois sœurs, tous sont morts, deux noyés, un d'apoplexie cérébrale, les autres de causes inconnues.
Antécédents personnels. — Jusqu'à l'âge de onze ans, la malade a eu de fréquentes conjonctivites. et des abcès. Vers dix-neuf ou vingtans, elle Auraïit eu des otites suppurées. En 1870, elle accuse une pleurésie, depuis lors, et de temps à autre, quelques rhumes insignifiants.
Réglée à onze ans et toujours normalement, elle se marie en 1856, c'est-à-dire à l'âge de 16 ans ; son mari était un syphilitique avéré et mourut en 1880 de ramollissement, après avoir eu des signes de tabes. Mais la malade ne s'aperçut jamais d'aucun signe de syphilis.
En 1885, elle se remaria, et son deuxième mari ne présenta jamais aucun accident spécifique. Jamais d'enfant ni de fausse couche, En 1878, elle eut sans cause connue un petit bouton sur le front, bouton
qui saignait au moindre contact ; au bout de peu de temps, il suppura et s'ulcéra ; mais la plaie se ferma d'elle-même. En 1882, une brülure accidentelle en ce point fit revenir l'ulcération, la malade consulta alors un médecin qui ordonna de l'iodure de potassium et pansa avec de l'emplâtre de Vigo.
La cicatrisation se fit ; cette cicatrice avait l'étendue d'une pièce d'un franc et était entourée d'un petit bourrelet qui disparut peu à peu. Dès lors, la malade cessa tout traitement.
C'est au mois d'octobre 1890 que la lésion qui amène la malade à l'hôpital débuta par une tuméfaction située un peu au-dessous de la cicatrice du front,
peu à peu elle augmenta de façon à envahir toute la
moitié gauche du front.
: Aussi en mars 1891, la malade entra-t-eïle à Saint- Louis, dans le service du D' E. Besnier, qui pensa à une ostéo-périostite syphilitique. Un traitement fut institué : par jour deux cuillerées de liqueur de Van Swielen et 5 à 6 grammes d'iod ure de potassium. En mai, aucune amélioration ne s'élait produite ; la partie supérieure de la tumeur était un peu plus molle ; l'arcade sourcilière s'était épaissie ét empiétait davantage sur la paupière. En outre, les douleurs de tête devenaient plus intenses et empêchaient la malade de dormir.
Sur les conseils de MM. E. Besnier et A. Broca, la malade entre le 29 mai à l'hôpital pour se faire opérer.
On constale alors une tuméfaction occupant la moitié gauche du frontal, dépassant à droite la ligne médiane, s'arrètant en arrière immédiatement en avant de ka ligne bi-auriculaire, et en dehors à la limite témporale.