‹ De l'intervention de l'État en matière d'hygiène publiqueChapitre 107 sur 161 · VI. — HYGIÈNE PARTICULIÈRE AUX CAMPAGNES · texte numérisé non relu

VI. — HYGIÈNE PARTICULIÈRE AUX CAMPAGNES

Avant de quitter cette branche de l'hygiène, que nous avons appelée l'hygiène des villes et des campagnes, nous voudrions signaler certaines causes d’insalubrité intéressant plus particulièrement les campagnes, et contre

lesquelles l'action de l'État a été amenée à s'exercer.

La plus redoutable est assurément celle résultant de l'existence des marais'. En France, l'étendue des marais n'est pas fort considérable (environ 450.000 hectares). Mais leurs émanations s'étendent à des distances diverses, selon les pays et suivant l’action des vents. Les marais de Brouage envoient leurs effluves jusqu'à Rochefort, distant de 7 à 8 kilomètres. A Lyon, le vent N.-E. soufflant du plateau des Dombes donne lieu à des fièvres intermiltentes.

Le règne animal est sérieusement éprouvé par les émanations des marais. Les grandes espèces dépérissent rapidement. L'épizootie charbonneuse qui ravagea la Beauce en 1776 eut pour cause la sécheresse qui mit à sec tous les terrains couverts d’eau. — Chez l'homme toute une série d'états morbides résulte de l'introduction dans l'organisme d’un principe toxique d'origine paludéenne. Les habitants dans ces contrées sont de petite stature, la puberté v est tardive et la vieillesse précoce ; la vie moyenne y est plus basse; une excessive mortalité règne sur les nouveau-nés.

Il semble done légitime que l'État s'efforce de faire disparaitre ces foyers d'infection. Les particuliers, il est vral, ue sont pas toujours impropres à cette tâche. On sait que le prince Torlonia a desséché en Italie le lac Fucino, En Grèce, une compagnie francaise à desséché le lac Copais. En Algérie, la grande compagnie minière de

Mokta-el-Hadid s'est chargée du dessèchement du lac

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