JA
arrive qu'on fasse déguerpir de leurs faudis des malheureux qui sont réduits à chercher des gites encore plus malsains que ceux dont on les chasse. C'est pourquoi la question des logements ouvriers se trouve intimement liée à celle des logements insalubres. Dans cet ordre d'idées, nous ne pouvons qu'approuver une proposition faite par la commission des logements insalubre de Paris", et tendant à ce « que chaque année le conseil municipal «inserive à son budget un crédit ayant pour objet l'édifi- « cation et l'appropriation de constructions, uniquement « destinées à abriter d’une manière provisoire des loca- « taires nécessiteux, expulsés en masse d'immeubles ou de « groupes d'immeubles pour cause d'insalubrité. »
Nous souhaitons que le Parlement procède à une refonte de la législation de 1850. À l’aide d’une surveillance active et énergique des autorités locales, on peut, d’une part, s'opposer à l'existence de logements insalubres, d'autre part, exiger des constructions neuves qu'elles répondent à un cerlain minimum de salubrité. Mais il ne faut pas oublier que, dans beaucoup de pays, les lois et les règlements de police n’ont pas fait défaut : les armes ne manquent pas; malheureusement elles sont restées sans application dans bien des cas. Ici encore, l’intervention de l'État sera inféconde si elle n’est pas soutenue par l’action individuelle. Ce qui est nécessaire avant tout, c'est une opinion publique qui puisse exercer une pression bienfaisante sur les Individus comme sur les autorités locales. Le devoir de tous ceux qui se préoccupent des questions sociales est de contribuer à former cette opinion publique *.