PROUSr, Hygiène internalionale
2. Economiste français, 17 octobre 1885. La santé publique et l'admi-
nistration.
- Le docteur Peter déclarait en 1892! que « le choléra
est peu contagieux, infiniment peu contagieux; sa contagiosité est très relative... En vérité ne sont frappés que ceux qui peuvent l'être, c’est-à-dire les séniles, les débiles et les débilitès. » « Je dis, ajontait-il, que le choléra est spontané, qu’il est autochtone? ».. L'étude de l’étiologie du choléra nous révèle le rôle prépondérant de la misère et des infractions à l'hygiène dans la genèse de cette affection, d’où cette conclusion sociale et médicale : moins de misère et plus d'hygiène. »… Veut-on la preuve de la -toute-puissance antiseptique de l'hygiène? Elle est fournie par la comparaison du choléra en 1832 avec celui de 1884. La raison de la différence entre ces deux choléras est tout entière dans la différence entre le Paris de 1832 et celui de 18845. »
L'opinion du docteur Peter n'est pas une opinion isolée.
Lors du grand débat de 1892 à l’Académie de Médecine,
elle fut brillamment soutenue. Le docteur Hardy‘ déclara
ue toutes les mesures de précaution inquisitoriales étaient
inutiles. Et le docteur Gibert, du Havre, prècha l'exemple
e l'Angleterre : « Elle laisse ses ports largement ouverts, n'apporte aucune entrave au commerce, tant elle a confiance. dans sa défense sanitaire intérieure. Il faut que nos municipalités le sachent : elles peuvent entraver de pareilles épidémies pour peu que le corps médical s’y prète et que l’administration mette en œuvre toutes les ressources dont elle peut disposer...
J’estime que le Havre est aujourd'hui outillé de telle
. Bulletin de l’Académie de Médecine, 1892, p. 461.
. Bulelin 1892, p. 573.