‹ De l'intervention de l'État en matière d'hygiène publiqueChapitre 151 sur 161 · O2 IS:R · texte numérisé non relu

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« sorte au point de vue de la sécurité du commerce in- « ternational que les autorités sanitaires, d'accord avec

«le corps consulaire, devraient hâter Ja délivrance des

« patentes nettes. »

MM. Brouardel et Proust sont actuellement les champions de l'opinion contraire’. M. Brouardel est persuadé «que le choléra vient toujours d’une transmission soit « par l’eau, soit par les vomissements et les déjections « des cholériques. » M. Proust déclare que « ce qui « ressort de l'étude des épidémies de choléra, c'est cette « progression par étapes successives, et toujours répétées, « cette marche toujours identique du choléra, trait commun « des épidémies qui ont suivi la route de terre ou de « mer. » Selon Proust « l'agent cholérique a pour véhicule « l'air et l’eau?. »

On comprend, en présence de ce doute scientifique, que les Anglais se soient toujours montrés peu favorables aux quarantaines. Dans la conférence sanitaire internatiosale tenue à Constantinople en 1866, le représentant de la Grande-Bretagne osa dire que « le commerce a des « besoins aussi respectables que ceux de la santé publique. »

En somme, la situation est toujours la même que celle que Velpeau résumait, il y a quarante ans, devant l’Académie de médecine : « On ne sait rien, disait-il. » Dès lors n’en résulte-til pas qu'il convient d'être très prudent dans la confection des règlements édictés dans un but de préservation. Il faut se garder de prescrire à la légère des mesures coercitives et vexatoires. De telles mesures

ne doivent être conseillées et ordonnées qu'à bon escient,

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