‹ De l'intervention de l'État en matière d'hygiène publiqueChapitre 152 sur 161 · PROUST, Hygiène internationale · texte numérisé non relu

PROUST, Hygiène internationale

Economiste français, 7 juillet 1883. — Le Choléra el les quarantaines.

sous peine de n'être que des actes de pur arbitraire, propres uniquement à accroître le malaise et les inquiétudes, à jeter le trouble dans les esprits et dans les aftaires, à porter atteinte aux droits et aux intérêts les plus respectables, et cela sans profit pour personne.

En ce qui concerne la contagion de la peste, le même doute subsiste. Proust! déclare que la « transmission par « contact n'a jamais été démontrée, » que « la transmis- « sion par les effets à usage parait possible, » que « la « transmissibilité par les marchandises n’est nullement « prouvée, mais qu'il parait démontré que la peste peut « se communiquer par l'air... toutefois la démonstration «n’est pas absolument rigoureuse et on n’a pu saisir « encore dans l'atmosphère le corps du délit... On peut « émettre à ce sujet des hypothèses, on peut affirmer « qu'elle est contagieuse par l’air dans un rayon limité, « mais on ne peut donner aucune autre conclusion basée « sur une opinion scientifique. » Proust ajoute d’ailleurs que « les ravages de la peste ont toujours été en raison « inverse des progrès, du bien-être, de l'hygiène et de la « civilisation. »

Un grand nombre de médecins, le D' Chervin notamment, ont nié la propriété contagieuse de la fièvre jaune. Proust, au contraire, déclare que « le principe de la « fièvre jaune résidant dans un miasme transportable et « transmissible hors de ses foyers naturels, paraît agir

« par l'intermédiaire de l'air. » Il ajoute d'ailleurs que

« l'influence des mauvaises conditions sociales ou hygié- « niques sur le développement de la fièvre Jaune est évi-

« demment considérable. »

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