AVEC L'EXAMEN DES FAITS
Jusqu'ici nous avons essayé d'établir le fondement de l'intervention de l’État, de déterminer quelles sont ses attributions essentielles et ses attributions facultatives, et de préciser les limites légitimes de son action. Nous avons examiné ensuite les moyens dont il dispose pour exercer son action, et montré que la conséquence ordinaire de l'intervention de l'État était la constitution de rouages administratifs.
Nous devons sortir maintenant du domaine de la théorie, et montrer que toutes les considérations générales développées plus haut ne sont pas sans utilité pour la solution des nombreux problèmes sociaux qui tous les jours soulèvent la question de l'intervention de l'État.
Nous avons combattu le système qui consiste à résoudre ces problèmes au jour le jour, et au mieux, dit-on, des intérèts engagés. Les partisans de ce système, nous n'oserions dire de cette méthode, estiment que les principes ont fait leur temps. Les doctrinaires ont vécu disent-ils ; laissons donc notre raison se déterminer par l'étude des faits, le bon sens et l'esprit de justice.
Nous avons repoussé ce système.
Pour nous, la question de l'intervention de l'État doit
se rattacher à des principes bien nets et nous pensons avec