‹ De l'intervention de l'État en matière d'hygiène publiqueChapitre 26 sur 161 · D. DD · texte numérisé non relu

D. DD

M. Henry Michel‘ que l'école libérale actuelle a le tort de dédaigner les principes abstrails, les vues à priori.

Ces principes ne sont pas si nébuleux qu'on voudrait le faire croire; ils constituent au contraire un guide sûr entre les mains du législateur pour la solution des problèmes sociaux.

Au reste, il faut bien le reconnaître, lorsqu'un problème nouveau vient à se poser devant le législateur, celui-ci essaye toujours de dégager ce que l’on appelle volontiers « les principes de la matière ». Il descend en lui-même, et sans dédaigner l'étude des faits et les résultats de l'expérience, il s'efforce d’arrèter une ligne de conduite générale.

Pourquoi dès lors n’'essaierait-on pas de tracer cette méthode par avance à tète reposée, sans souci des circonstances et des préoccupations du moment?

Mais la question de l'intervention de l'État doit être ensuite ramenée sur le terrain de la pratique, puisque c’est dans la pratique qu'elle se pose. À chaque projet d'intervention de l'État, il faut examiner les circonstances dans lesquelles cette intervention est réclamée, les faits qui la justifient, les résultats qu'on est en droit d'en attendre. Seulement, au lieu de se laisser guider par les sentiments, de se laisser entrainer par l’éloquence des faits souvent habilement présentés, il faudra chaque fois examiner ces faits non seulement avec les élans de son cœur, et les impressions de son esprit, mais aussi avec les lumières de sa raison. [l faudra se demander si la liberté des Individus est menacée par l'usage que d'autres Individus font

de la leur, ou s’il s'agit seulement d'assurer à certains

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