‹ De l'intervention de l'État en matière d'hygiène publiqueChapitre 48 sur 161 · L'Élal moderne, livre III, chap · texte numérisé non relu

L'Élal moderne, livre III, chap

Robe

cord. [ls résolvent le même problème aujourd'hui d'une facon, demain d’une autre, L'Etat, en suivant leurs avis, risque donc de se tromper et de faire des règlements plus nuisibles qu’utiles, du moins, inutilement vexaloires. Cela arrive bien des fois.

Au xvue et au xvin° siè:le on eût obligé les citoyens à se saigner et à se purger constamment. À Paris, on oblige les propriétaires, sous prétexte d'hygiène, à gratter tous les dix ans leurs maisons; et voici maintenant une école de médecine qui prétend que ce grattage met en liberté des microbes et des germes délétères qui portent un détriment sérieux à la santé publique‘.

Il faut bien convenir que les médecins, {et cette constatation n'a rien de blessant pour eux), sont réduits aux hypothèses, et que ces hypothèses varient selon les temps, les écoles, les pays et mème les personnes. Où donc est la vérité ? La qualité du véritable homme de science c'est de savoir ignorer, de s'avouer à lui-mème et d'avouer aux autres que ce que l’on sait est peu de chose, et, ce que l'on ne sait pas, immense.

On voit combien il est difficile pour l'État d'être assuré de l'efficacité scientifique d’une réforme, et avec quelle prudence il doit s'engager en pareille matière. Du reste les erreurs de l'État nuiraient singulièrement au principe même de son intervention, et pour peu qu’elles se multiplient, le peuple aurait vite pris en dégoût l'hygiène et ses applications.

Une remarque encore ?. Quand un particulier se trompe,

il se trompe pour son propre compte, ainsi les consé-

IPAYERGEN ST 125 pr 027.

Page 1