‹ De l'intervention de l'État en matière d'hygiène publiqueChapitre 53 sur 161 · ANCIEN · texte numérisé non relu

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On voit que ces conseils étaient investis d’attributions aussi étendues que possible en matière d'hygiène publique. Ces attributions furent d'ailleurs restreintes par la suite au profit de conseils plus spécialisés. Des commissions consultatives furent en effet instituées dans différentes branches de l'hygiène publique. Nous les rencontrerons plus loin. Citons seulement, à titre d'exemple, les commissions des logements insalubres eréées par la loi du 13 avril 1850, et les commissions instituées par la loi du 23 décembre 1874 pour la protection des enfants du premier âge, par celles du 19 mai 1874 et du 2 novembre 1892 sur le travail des enfants et des filles mineures, et du 21 juillet 1881 sur la police sanitaire des animaux.

Ces conseils devaient se réunir au moins une fois tous les trois mois et chaque fois que l'autorité jugerait utile de les convoquer". Tout membre qui, sans motif d'excuse approuvé par le préfet, aurait manqué à trois convocations consécutives, devait ètre considéré comme démissionnaire?.

Enfin le conseil d'hygiène du département devait faire chaque année au préfet un rapport général sur les travaux des Conseils d'arrondissement que celui-ci devait transmettre au ministre. On voit avec quel soin avait été conçue celle organisation des Conseils d'hygiène placés à côté du préfet pour lui permettre d'exercer avec clairvoyance ses pouvoirs généraux de police sanitaire.

A côté du préfet existent d’autres agents placés sous son autorité. Ce sont les médecins des épidémies. Ils

existaient déjà avant la Révolution. Mais l'institution

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