‹ De l'intervention de l'État en matière d'hygiène publiqueChapitre 56 sur 161 · Voir De l'Administration de l’'Hygiène publique, Moxop · texte numérisé non relu

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est une question de police au premier chef. L'article 99 de la loi municipale permet au préfet de prendre, à défaut du maire, des mesures de salubrité, même dans une seule commune du département. Or, si, en droit, le préfet ne dépend pas du seul Ministre de l'Intérieur, la pratique démontre que e’est le Ministre de l'Intérieur qui a l'influence la plus active sur les autorités départementales. Dès lors on aperçoit le progrès accompli par la fusion des services d'hygiène. Existe-t-il une cause d'insalubrité dans une commune ? Le maire doit la faire cesser. S'il reste inactif, le préfet intervient ; s’il ne juge pas à propos de le faire, le Directeur, et par conséquent le Ministre de l'Intérieur, peut l'y contraindre à son tour.

On donnait un second argument en faveur de ce rattachement'. La Direction de l'Hygiène devait ètre souvent amenée par la résistance des communes à les contraindre à entreprendre des travaux d’assainissement. Les intérèts financiers des communes et des départements seront engagés d’une manière très sérieuse. Or, les budgets départementaux et communaux sont soumis au contrôle de l'administration de l'Intérieur: c'est sur le rapport du Ministre de l'Intérieur qu'interviennent les lois et les décrets autorisant les départements et les communes à emprunter et à s'imposer extraordinairement. C'est donc ce Ministre qui est le plus à même de connaitre les ressources des budgets locaux. Ainsi, le rattachement des services d'hygiène au Ministère de l'Intérieur à cet avantage considérable de rapprocher l'élément consultatif, l'élément d'exécution et l'élément financier, c’est-à-dire

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