‹ De l'intervention de l'État en matière d'hygiène publiqueChapitre 57 sur 161 · Voir Revue générale d'Administration, 1885, DEJAMME · texte numérisé non relu

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les trois éléments nécessaires à la conception et à l'entreprise de tous les travaux publics.

Une troisième considération était mise en avant. L'hygiène, faisait-on observer, estétroitement liée à l'assistance. Ce sont les pauvres surtout que protègent les mesures d'hygiène et c'est parmi eux que les épidémies font le plus de ravages. Non seulement la distribution des médicaments aux malades pauvres est une question commune aux deux services de l’assistance et de l'hygiène, mais la salubrité publique est intéressée au premier chef dans les questions d'hospices, d’hôpitaux, etc... Ces deux services sont propres à se prèter un mutuel concours, mais celui-ci ne peut être efficace que s'ils sont voisins l'un de l’autre, et pour ainsi dire, porte à porte, de facon à pouvoir se livrer à une étude simultanée des affaires qui les intéressent tous deux.

La justesse de ces considérations, ainsi que l’unanime insistance des spécialistes et des corps consultatifs, devaient faire aboutir la réforme si désirée. La Direction de l’hygiène publique fut créée au Ministère de l'Intérieur, La Direction de l'assistance fusionna avec elle. Et l’on ne peut méconnaitre que de nombreux progrès aient été réalisés dans l'hygiène publique, grâce à cette organisation nouvelle. Des améliorations notables pourront encore être introduites dans notre administration sanitaire.

Actuellement, les seules manifestations actives de la Direction de l'hygiène publique consistent dans la préparation des projets de lois et de décrets intéressant l’hygiène publique, de cireulaires, d'instructions et de décisions adressées aux fonctionnaires qui relèvent de la Direction, principalement aux préfets, précisant notamment leurs

droits et leurs devoirs en cas d’épidémies. Mais sauf en

ce qui concerne la police sanitaire extérieure, que nous étudierons à part, nous ne trouvons pas des agents dépendant spécialement de la Direction de l'hygiène publique, et chargés de veiller, dans une région déterminée, au maintien de l'hygiène et à l'exécution des prescriptions sanitaires.

Un Comité de direction des services de l'hygiène, composé du Président du Comité consultatif d'Hygiène publiqué, de l'Inspecteur général des services sanitaires et du Directeur de l’Assistance et de l'Hygiène publiques, dirige tous les services d'hygiène qui sont du ressort du Ministre de l'Intérieur (décrets du 30 septembre 1884 et du 5 janvier 1889). Il a pour mission d'étudier les solutions à donner par l'administration à toutes les affaires ressortissant au service de l'hygiène publique, sauf à en référer au Comité consultatif d'Hygiène publique de France pour celles qui présenteraient une certaine importance.

Ajoutons qu'à côté du Ministre de l'Intérieur d’autres ministères possèdent des attributions en matière d'hygiène. Le Ministre du Commerce a conservé les établissements insalubres ea ce qui concerne leur classement, et l'inspection du travail dans l’industrie. Le Ministre de !'Agriculture possède le service des épizooties. Le Département de

l'Instruction publique, l'hygiène des écoles, etc.

Académie de Médecine. — Comité consultatif d'Hygiène publique de France. — À côté du pouvoir central sont placés deux corps consultatifs : l'Académie de médecine et le Comité consultatif d'Hygiène publique de France.

Nous avons déjà dit que l’Académie de médecine,

dont l'institution peut se rattacher à l’ancienne Société

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