‹ De l'intervention de l'État en matière d'hygiène publiqueChapitre 97 sur 161 · Bulletin de l'Académie de Médecine de · texte numérisé non relu

Bulletin de l'Académie de Médecine de

enquête entreprise en 1892 par la Société de médecine publique’, et de laquelle il résulte que sur 588 villes françaises il y en à seulement 308 qui possèdent une distribution d'eau. Et encore la plupart de ces canalisations sont-elles incomplètes. Le plus grand nombre de ces villes se sert d’eau de source: 103 usent exclusivement d’eau de rivière et 41 emploient simultanément l'eau de. source et de rivière.

Il est vrai que depuis quelques années le nombre des projets d’amenée d’eau, soumis au Comité consultatif d'hygiène publique de France en vertu d’une circulaire du 29 décembre 1884, a été sans cesse en augmentation : de 47 en 1889, il est passé à 94 en 1891, à 148 en 1893 et 137 en 1895. On a examiné la situation sanitaire de 25 de ces communes après l'exécution des travaux d’amenée d’eau. Dans 21 la mortalité a sensiblement diminué.

Mais un grand nombre des projets approuvés par le Comité consultatif d'hygiène publique ne sont pas suivis d'exécution. D'autre part, le bénéfice attendu par les villes dont les projets ont été réalisés risquerait d’être fort compromis si à côté d’elles d'autres villes, persistant dans une ignorante inertie, demeuraient sous le coup de maladies épidémiques. Il importe done que le pouvoir central puisse briser leur résistance, et c’est avec raison que les travaux d'amenée d’eau ont été dans le projet de loi sur l'hygiène publique, compris parmi ceux que le gouvernement peut ordonner, malgré la résistance du conseil municipal.

Mentionnons une proposition de loi déposée par

M. Montaut?, et signée par un grand nombre de ses col-

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