Revue d'Hygiène
2, Chambre. Session 1893, n° 115.
lègues de la Chambre, tendant à la création au Ministère des Travaux publics d'un service des eaux d'alimentation annexé au service ordinaire des Ponts et chaussés, et qui serait chargé de la recherche des sources d'eau pure susceptibles d'être captées, de létablissement d'une carte hydrologique de la France, spécialement consacrée à l'indication des sources, de l'exécution de tous les travaux d'étude et de construction nécessaires pour fournir des eaux d'alimentation aux communes. Les études préparatoires seraient à la charge de l'État, Quant aux travaux d'adduction, ils demeureraient à la charge des communes, mais l'État serait tenu (nous avons proposé quelque chose d'analogue pour tous les travaux sanitaires imposés aux municipalités par l'État), de verser une subvention qui ne pourrait être supérieure à 80 °/, ni ètre inférieure à 25 °/, de la dépense totale.
Il ne faut pas sealement que les communes aient de l'eau, il faut en outre que cette eau soit en quantité suffisante et de bonne qualité.
La première de ces conditions est d'une plus grande importance pour les villes que pour les campagnes. D'ailleurs la consommation de l’eau dans les villes est essentiellement variable suivant les climats, les époques, les circonstances locales, et, il faut bien le dire aussi, les progrès de l'hygiène. Mais c'est un fait observé dans toutes les distributions d'eau modernes que la eonsommation d'eau augmente sans cesse et suit une marche beaucoup plus rapide que l'accroissement de la population. On peut dire d'une facon générale qu'actuellement la quantité d'eau considérée comme nécessaire varie de 100 à 400 litres par jour et par tête d'habitant.
L'Etat à le devoir de s'assurer que l'eau est dans