‹ De l'Intervention des Pouvoirs publics dans L'Émigration et L'ImmigrationChapitre 45 sur 103 · COCHINCHINE · texte numérisé non relu

COCHINCHINE

Il n’y a pas, dans cette colonie, de régime spécial concernant l’immigration réglementée, qui se trouve, par suite, soumise aux décrets généraux de 1852. Le besoin de maind'œuvre se fait sentir et l’on désire l'établissement d’un service qui mette des travailleurs à la disposition des colons.

Dans sa séance du 24 janvier 1897, le Conseil colonial de la Cochinchine émettait le vœu ci-après :

« Les membres soussignés du Conseil colonial,

« Attendu que plus des trois quarts de la superficie de la Cochinchine est encore inculte;

« Que cette situation est due au manque de bras et de capitaux ;

« Qu'il est de l'intérêt de cette colonie de voir supprimer ces deux causes qui arrêtent son développement ;

« Que la population du Tonkin, de même race que les indigènes de la Cochinchine, suffit et au delà pour procurer à cette dernière la main-d'œuvre qui lui fait défaut;

« Invitent l'administration de la Cochinchine à s'entendre avec le gouverneur général et l'administration du protectorat du Tonkin pour créer à Hanoï et à Haïphong un service d'émigration auquel les colons cochinchinois, désireux de se procurer une main-d'œuvre qui fait défaut en Cochinchine, puissent s'adresser;

« Invitent également l'administration à faire tout son possible pour accorder la gratuité du passage aux émigrants tonkinois engagés par des colons de Cochinchine, »

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