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(1) Boltettüino del Ministero degli Affari Esteri, avril 1896.
En vertu d’une loi de 1893, cet Etat a conclu avec la Compagnie Fiorita, en 1894, un contrat pour l'introduction de 50,000 émigrants; ces émigrants doivent être avant tout des agriculteurs et l’on a adopté pour le recrutement un système qui permet aux propriétaires de les engager directement en Europe. Ceux qui sont ainsi engagés sont dirigés, dès leur arrivée, sur leur lieu de destination au lieu de passer par les hôtels de l'immigration. Un nouveau contrat, tendant à l'introduction de 60,000 immigrants, fut mis en adjudication en 1896 ; en même temps on résiliait certains contrats antérieurs dont les clauses ne paraissaient pas devoir assurerla bonne qualité des immigrants; les désirs du gouvernement de l’Etat de Säo Paulo sont actuellement d'attirer l'immigration des races du Nord de l’Europe, slave, allemande, autrichienne et des Canadiens (1), qui doivent être dans la proportion de 20 0/0; on veut surtout éviter l'immigration italienne qui prend des proportions inquiétantes pour la sûreté de l'Etat.
L'action des pouvoirs publics a également porté sur l'amélioration de la condition des immigrants; des commissions d'inspection ont réussi à diminuer la brutalité de certains « feitores ». Les employeurs sont tenus de déposer par écrit à l’hôtel de l'immigration les stipulations du contrat qu'ils passent avec les immigrants; et des agents officiels ont été créés pour servir d’arbitres entre les patrons et les employés.
(1) Il y a lieu de rapprocher l’opposition faite à ces tentatives par le gouvernement canadien.
« Le Brésil fait une grande propagande en ce moment parmi les « Canadiens français pour les inciter à émigrer à l'Etat de Säo Paulo. « Cette émigration a rencontré une vive opposition. M. Laurier a « annoncé lundi dernier, à la Chambre des communes du Dominion, « qu'il s’opposerait de tout son pouvoir au départ des émigrants et « qu'il avait invité les autorités ecclésiastiques à dissuader leurs « ouailles, du haut de la chaire, de se rendre au Brésil. »
Le Précurseur, journal d'Anvers, 18 septembre 1896.
ERMEU À Y
Bien que l'indépendance de l’Uruguay date de 1829, ce pays n’a pas encore trouvé la tranquillité intérieure nécessaire à la mise en valeur régulière du sol. Fréquemment les journaux nous signalent les phases de la lutte entre insurgés et troupes légales. La question de l'immigration n’y a donc actuellement que peu d'importance, surtout si on la compare aux deux nations voisines : la République Argentine et le Brésil. La population de l’Uruguay ne s’est augmentée, du fait de l'immigration, pendant une période de dix-huit années, que de 95,153 individus. La statistique accuse cependant un afflux assez considérable à Montevideo, mais il n’y a là qu'une indication fictive. Beaucoup d’émigrants, en effet, se rendant dans la République Argentine écourtent le voyage maritime en débarquant à Montevideo pour se rendre ensuite par terre à Buenos-Ayres. Le tableau suivant indique la défalcation qu'il y a lieu de faire sur le chiffre apparent des
entrées.
Sources : Recueil consulaire belge.
Rapports de la Chambre de commerce française de Montevideo.
The monthly bulletin of the bureau of the american republies.
Annuario estadistico, de las publicaciones de direccion de estadistica général. Montévideo, 1896.
Cartes commerciales, BraAnConI. Paris, Chaïix, 1885.
AUGMEN- AUGMEN-
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