ÉQUATEUR
La situation climatérique de cette contrée ne peut donner aux pouvoirs publics, l'espoir de voir arriver un fort courant d'immigration blanche qui ne saurait v réussir. Les principales productions sont le sucre et le café; que les Européens ne peuvent cultiver à cause du climat. Mais indépendamment de cette cause purement physique, les émigrants devraient éviter de se rendre sur ce territoire. La République consent, il est vrai, quelques faveurs aux familles qui viennent s’établir dans le pays, et cela depuis 1850; mais une adjonction opérée en 1886, à l’article 18 de la Constitution, est venue détruire l’effet de ces dispositions bienveillantes.
Cet article était ainsi concu : « Les étrangers seront admis à résider dans l’Équateur et jouiront des garanties constitutionnelles, tant qu'ils respecteront les lois de la République. »
L'adjonction est la suivante: « Dans tous les contrats, conclus par les étrangers avec le gouvernement ou avec ies particuliers, ils renoncent implicitement à toute réclamation diplomatique ».
Ce nouveau paragraphe ne peut que nuire au crédit de l'Équateur, et en détourner les quelques immigrants, qui auraient pu être tentés de s’y rendre.
Un décret du 14 novembre 1889 prohibe l’entrée des Chinois.