‹ De l'Intervention des Pouvoirs publics dans L'Émigration et L'ImmigrationChapitre 80 sur 103 · COLONIES AVANT · texte numérisé non relu

COLONIES AVANT

Nouvelle-Galles 177.934 34.635 211.869 NICHT ee een res 140.102 Queensland 52,399 South Australia 88.050

(4) Non compris ceux avant 1870.

Ce système est lui-même à peu près abandonné aujourd'hui. La Nouvelle-Galles du Sud et la colonie de Victoria ont supprimé toute subvention à l'immigration depuis 1882; l'Australie du Sud depuis 1885.

Le gouvernement du Queensland consent encore à parfaire le prix du transport de certains agriculteurs qui peuvent par eux-mêmes payer une somme de dix livres. D'autre part, les engagistes peuvent faire venir un nombre limité de filles de service, de laboureurs ou de garçons de ferme.

L'Australie Occidentale, mal partagée dans la répartition de l'immigration, pratique encore un système analogue. Pour éviter de faire des avances de passage à des individus sans ressources, elle exige le dépôt, avant le départ, d'une somme de 100 livres par adulte célibataire, de 150 par ménage et de 25 par enfants âgés de plus de deux ans. Ce dépôt n'est rendu qu’en Australie. La somme avancée est de 10 livres, soit les deux tiers environ du prix du passage. Les chiffres suivants, indiquant le nombre d’immigrants aidés, montrent

le peu d'importance que ce service conserve encore dans l'Australie Occidentale.

181-1880. AE Here SOU MOUSE. -FÉRST. APCE 317 LSSL=LSOD IE ANR ESS 4.552 AROUND PE PR Do + 0 186

LÉ Me eur Lips 134 DROLE EE te 199

A part ces quelques avantages, on ne trouve pas en Australie de faveurs semblables à celles que l’on rencontre dans l'Amérique du Sud, bien que l'évolution y ait été à peu près semblable.

C’est à peine s’il y a, dans quelques ports, des établissements destinés à la réception des immigrants, les tarifs de douanes leur sont applicables sauf dans l'Australie Ocaidentale, où ils jouissent de la franchise douanière pour leurs objets mobiliers, jusqu’ à concurrence d’une valeur de 90 livres.

Les gouvernements coloniaux n’ont également promulgué aucune loi relative au mode de transport et à l’aménagement des navires. Il faut en voir la cause dans ce que la grande majorité de leurs immigrants venant d'Angleterre, ceux-ci se trouvent protégés par les lois de la Métropole sur cette matière; aujourd’hui : Merchant Schipping Act. 1894.

Le mode d’appropriation des terres est la vente, aux enchères le plus souvent, comme dans le régime ancien. Seuls les Homesteads Acts 1893 et 1894, en vigueur dans l'Australie Occidentale, accordent des concessions gratuites à tout individu mâle âgé de plus de 18 ans.

Les lois qui, dans les colonies australiennes, règlent is situation des terres de la Couronne sont:

Nouvelle-Galles du Sud: Crown Lands Acts 1884, 1889, 1895, 1896 et règlement du 3 juin 1895.

Victoria: Land Act 1890.

South Australia : Crown Lands Act 1888 — règlement

du 24 février 1891 — amendements de 1889, 1890, 1899,

Les territoires du Nord de l'Australie du Sud sont régis Spécialement par: Northern Territory Crown Lands Act 1890, règlements des 24 février et 7 octobre 1891 et Act de 1896.

Queensland. — Crown Lands Act 1884, 1896.

Australie Occidentale; Acts de 1887, 18992 et 1893. — Homesteads Acts 1893, 1894.

Les colonies Australiennes sont aujourd’hui entrées dans la voie de la restriction de l'immigration.

Les Chinois en ont été les premières victimes.

L'Australie du Sud a même, en 1896, interdit l'entrée de tout immigrant de couleur.

Certaines catégories d'immigrants de race blanche sont également prohibées.

Les autorités de la Nouvelle-Galles du Sud peuvent, en vertu d’un Act de 1893, exiger de tout capitaine qui amène un immigrant idiot, fou ou incapable dé travailler, ainsi que de tout engagiste, une caution n’excédant pas 500 livres et destinée à pourvoir à son entretien.

Il en est de même dans la colonie de Victoria où le « Marine Act 1890 » permet dans un cas semblable d’exiger une caution de 100 livres ; en cas de refus du capitaine ou de l’engagiste, on pourrait prononcer une amende de 300 livres.

Le « Immigration Limitation Act 1891 », en vigueur dans la South Australia, dispose qu’un agent ou collecteur des douanes visite tout navire à son arrivée et que pour chaque immigrant criminel, indigent, fou ou infirme, on exige du capitaine une caution de 200 livres.

Le « Customs Consolidation Act 1892 » de l’Australie Occidentale, institue un régime analogue.

La Tasmanie et la Nouvelle-Zélande ont suivi une évolution analogue à celle de l'Australie.

Elles n’accordent plus aujourd’hui de subventions à l’im-

migration. La Nouvelle-Zélande n’est entrée que récemment dans cette voie, l'immigration subventionnée n'y a pris fin, d'une façon officielle, que le 31 mars 1896. La somme qui avait été affectée à ce service depuis 1871 s'élève à 2,114,017 livres.

Ces deux colonies prohibent l’entrée des Chinois, la Tasmanie étend cette mesure à tous les immigrants de couleur (1896).

. Elles interdisent de même, la Tasmanie depuis 1885 et la Nouvelle-Zélande depuis 1882, l'entrée des indigents et des infirmes.

Les terres, enfin, sont vendues en Tasmanieen vertu des Crown Lands Acts 1890, 1893, 1894 et 1895.

En Nouvelle-Zélande, elles sont soumises au payement d'une rente perpétuelle (Acts de 1892 et 1895). Les seuls avantages faits aux immigrants sont contenus dans le « Advances to Settlers Act 1894 » qui permet au gouvernement Zélandais de faire des avances aux agriculteurs.

Le mouvement d'immigration est aujourd’hui à peu près arrêté dans l'Australie; les entrées n'ont plus lieu que de colonies à colonies, en outre les rétromigrations commencent.

En 1895, la colonie de Victoria perdait, à la suite d'une crise financière datant de 1893, 7,687 travailleurs ; la South Australia en perdait également 8,645. Par contre la Western Australia accusait à la même époque un excédent de 18,394 entrées d’immigrants, qui se rendaient à ses mines d'or. ;

Ces faits semblent corroborer l'opinion de M. Leroy- Beaulieu, qui, jugeant la prospérité si rapide de l'Australie, déclare que, si « séduisant que soit le mirage des richesses « de cette terre promise, on ne peut trouver son dévelop- « pement normal ni son avenir assuré (1). »

Nous donnons dans les tableaux suivants: 1° l’augmentation de population due à l'immigration depuis 1850;

(1) Leroy-BEauLreu, Colonisation chez les peuples modernes, p. 488.

2 le nombre des immigrants dans chacune de ces colonies

depuis 1881.

I y a lieu de remarquer que les rétromigrations ont commencé depuis longtemps. Les années ou périodes dans lesquelles elles ont eu lieu, sont marquées d’un astérisque.

Augmentation de Population par Immigration.

Page 1