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sion à ses enseignements. On essaie même de mettre toutes sortes d'entraves à ses fonctions sacrées. Lorsqu'il parle du haut de la chaire, on se tient insolemment devant lui avec une plume à la main pour noter sa parole, afin qu’au moyen d’un certain travestissement on en fasse un thême de diffamation : on va en quelque sorte ecouter à la grille du confessionnal pour surprendre quelque paroles que, malgré le voile sacré qui doit les couvrir, on livre à la publicité pour en faire un objet de censure, sans qu'il soit jamais permis à l’accusé de dire un seul mot pour sa défense.
On répète suns cesse au prêtre : Sachez-le, vous ne direz pas une parole que nous ne la dénoncions à tout le peuple, et nous saurons bien, toute innocente qu'elle puisse être, nous en servir contre vous.
Eh bien ! quoiqu'on fasse, le prêtre ne saurait se taire, Suivant le mot de l’apô tre : ‘le Verbe de Dieu ne peut être enchaîné : ”” il presse sans cesse celui qui en est le dépositaire de lui ouvrir ses lèvres.
Aussi, le prêtre parlera partout. Il se posera en face de l'erreur : il la démasquera, ilen montrera les effets funestes pour la société. IT lui est dit de crier toujours et d'élever sa voix comme une trompette : Cluma, ne cesses, quasi tuba
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exalta vocem tuum,. Partout donc où il trouvera une doctrine qui déprave les inintelligences, il lui opposera avec énergie la vérité qu'il est chargé de faire connaître.
L'injure, la calomnie, la menace ne Jui imposeront pas silence. Il n'est qu'une manière de faire taire le prêtre, c’est de lui couper la tête. Aussi quand ses ennemis voient que les autres moyens sont inutiles, ils n'hésitent pas à employer celui-ci. Demandez si cela n’est pas vrai aux anti-clé.
ricaux. Les échafauds permanents de la révolution en France, les coups de poignard sous lesquels nombre d’ecclésiastiques ont succombé dans ces derniers temps en Italie, montrent jusqu'où va la haine du prêtre. — Assurément, je ne ferai pas à mon pays l'injure de croire qu’une telle extrémicé soit à redouter. Mais quand une fois on s'est habitué à regarder le prêtre d’un mauvais œil, on se sent, comme à son insu, pris contre lui d’une aversion qui s’accroit sans cesse et qui, sous l'influence de l'esprit qui l’excite, peut de dégré en déeré, en venir aux plus grands excès.
Ecoutez ce que récemment écrivait un journal de Paris, le Courrier Français : —
‘“ En présence de l'acharnement impitoyable des cléricaux, en présence de Ja Jâcheté qui leur à fait appeler l’interven-
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tion française, quand en toute circonstance ils poursuivent de leurs attaques le gouvernement impérial, nous avouons que non seulement nous considérons leurs adversaires comme étant dans ce cas de défense où tous les moyens deviennent légitimes, mais encore nous pensons que ce serait un véritable service à rendre à l’humanité que de la purger de cette secte malfaisante et que tous les moyens peuvent être bons pour arriver à un résultat si désirable.”
Quand on pose les principes, on tire tôt ou tard les conséquences. Garibaldi a appelé le + la peste du monde ; on sait ce qu'il a fait pour détruire son empire.
Quand on qualifie le chef du catholicisme de bourreau, il n’est pas de haine qu'on ne suscite à son égard, et à l'égard de ceux qui par leur état même sont ses dévoués serviteurs. Quand onest garibaldien de pensée et de parole, on le serait d'action si on en avait le pouvoir. Or qui dit Garibaldi, dit : haine jusqu'à la mort À tout ce qui porte un caractère sacré.
Je livre ces considérations à la pensée de tous ceux qui réfléchissent, et qui sa-
vent lire les faits de l'avenir dans les idées du présent. :
Je me hâte dele dire toute fois : je
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n'entretiens nullement la crainte que l'opposition aux doctrines et aux ministres de l'Eglise prévale ence pays : loin de là, je nourris la plus forte espérance dans le sens opposé. (Garibaldi sera vaincu ici dans l'esprit irréligieux qu'il exprime, comme il a été vaincu personnellement aux portes de la capitale du monde chrétien. Ici en effet s’arment des phalanges de zouaves pontificaux dont les uns sont prêts à défendre l'autorité temporelle du chef de l’Eglise par un dévouement allant jusqu’à lui offrir leur sang, et les autres maintiendront son autorité religieuse en repoussant par les armes intellectuelles l’invasion que tentent dans notre société les ennemis de la foi catholique, attaquant l’enseignement de la vérité par leurs doctrines présentées avec une violence de langage qui est le prélude ordinaire de la violence d’action.*
J'ai prononcé ce mot les zouaves pontificaux. Quelle pure gloire ïl rappelle!
Plaisons nous à en contempler la grandeur.
Il est une ville, fameuse entre toutes les cités de la terre : elle a étéla maîtresse du monde antique: ce n'était dans les des-
(*) Il ne faut pas oublier que cette lecture a êté faite en décembre 1867,
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