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tout ; et là où l’on refuse son action, elle fait sentir son absence par les catastrophes qu'amènent les principes dont on ne lui a pas permis de combattre les pernicieuses influences. Pour quiconque sait lire l’histoire aux lueurs que fait paraître la Providence, la destinée des Etats est loin d’être indépendante de leurs relations avec ce grand édifice social, construit par l’architecte éternel, cimenté du sang du Christ, et duquel ïila été dit qu'il résisterait à toutes les attaques, et que toute force ennemie se briserait contre sa base inébranlable.
Un catholique et un incrédule ne puisent pas aux mêmes sources historiques ; et quant aux faits dont, à quelque opinion que l’on appartienne, il faut reconnaître une réalité Fo de toute contestation, l'appréciation n’est pas la même chez eux relativement aux conséquences que l’on peut en tirer.
I] suit de là que l'oreille du prètre doit toujours être attentive aux récits qui prétendent raconter les faits de l’humanité et ceux surtout auxquels l'Eglise a pris part.
Souvent 1l sera forcé de dire au narrateur :
il y a là une assertion fausse dont l'admission pourrait être funeste à ma foi ; rétractez-Ja, ou je lui donnerai un démenti formel,
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: 24 J'ai à l'avouer ; le clergé a trop laissé passer de récits erronés ; il a eu grandement à en souffrir. Mis sur ses gardes par tout ce qu'on dit contre le sagerdoce, les institutions de l'Eglise, et la part qu'elle a prise au mouvement social, le prêtre ne doit permettre à aucune assertion mensongère de se faire jour sans en démontrer la fausseté, et la tourner à la honte de celui qui l’a émise par mauvaise foi, ou du moins par une ignorance plus ou moins blämable.
Nous le sentons, ce ne fera pas l'affaire des disciples de celui qui a dit ; Mentez, il en restera toujours quelque chose. Mais qu'ils le sachent ; nous ne nous tairons pas ; plus ils mettront d’audace à affirmer, plus nous apporterons d'énergie à démentir et nous l’emporterons ; car la force de la vérité est grande, et elle doit prévaloir : Magna vis est veritatis et prœvalebit.
Et la littérature, ce brillant produit de l'esprit humain serait-elle affranchie du contrôle religieux ? Sous prétexte qu'elle n'attaquerait pas directement le dogme, il lui serait permis dans les scènes que présentent les fictions épiques ou dramatiques, de donner à certains faits ou à certains personnages auxquels l'Eglise est intéres-