‹ De l'intervention du prêtre dans l'ordre intellectuel et social [microforme]Chapitre 4 sur 18 · PRES · texte numérisé non relu

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sée, un caractère qui les dénature, et qui produirait des impressions défavorables à l'influence catholique, ou bien elle exciterait l'admiration et l'intérêt pour les hommes ou les choses que la religion réprouve.

I] lui serait permis de faire trouver beau ce qui est laid devant Dieu, et de donner, par les couleurs séduisantes sous lesquelles elles le présenterait, de l'attrait au cœur pour le mal. Et si le prêtre s'élève contre des feuilletons, des romans, des pièces théâtrales, on aurait droit de lui dire qu’il doit être étranger à toutes ces choses, et on irait jusqu’à lui répéter que ses fonctions et son caractère ne lui permettent pas même d'en prendre connaissance. Tout cela revient à dire que la littérature n’est point soumise aux lois de la morale, et qu’elle ne saurait exercer d'influence sur les mœurs.

La littérature, a dit M. de Bonald, est l'expression de la société ; rien de plus juste que ce mot d'un noble génie. Mais ne peut-on pas dire aussi que la société en s'imprégnant de l'esprit des écrits qui sont lus partout avec anxiété, met bientôt en pratique les principes et les sentiments qu'elle puise de toutes parts, et qu’elle se modèle sur les types que l’art lui a présentés ? en sorte qu'elle devient, pour ainsi dire, la réalisation de la littérature.

S'il en est ainsi, le prêtre, défenseur né de la morale, ne doit-il pas faire entendré À quiconque ouvre ses yeux ou ses oreilles à une production littéraire dangereuse, le mot de l'Evangile Non licet; il ne vous est pas permis d'exposer votre âme aux atteintes du poison que renferme ce livre, ectte pièce de théâtre !

Vous voyez, Messieurs, que däns ées sphères si importantes où s'exerce l'esprit humain, le prêtre ne peut être regardé comme un étranger. Il a sa place pour rappeler sans cesse les enseignements religieux, et faire tout apprécier du point de Vue surnaturel : :ila droit et de censurer et de diriger. Exclure le prêtre de l’enseignement dans les matières qui ne sont pas purement dogmatiques, c'est mettre Dieu à l'écart de l’ordre intellectuelet moral.

Làse trouve la fameuse question des Ecoles communes, c'est-à-dire, des écoles où l'enseignement est totalement soustrait à la religion, où il est permis à quiconque le veut de parler à à la jeunesse de philosophie. d'histoire, de littérature, d'art, mais où il est interdit à Dieu de parler par son ministre sur ces matières.

Aussi, cette aberration est-elle condamnée dans cette proposition 47e du Syllabux adjoint à à l’Encvelique :

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