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moment souffrant au maximum, — ne donnera qu'une vue d’ensemble des dégâts. Mais cela sera parlois suffisant pour permettre une première tentative de réduction sous l'écran. Il serait donc désirable que les services radiographiques de nos hôpitaux soient dotés d’un personnel suffisant pour leur permettre, en cas d'urgence, de fonctionner à toute heure. Quel que soit le dévouement du chef de service et de ses aides, ces derniers, s'ils ne sont pas assez nombreux, ne peuvent demeurer à leur poste jour et nuit, et on ne peut exiger de la compétence de tout interne de faire fonctionner des appareils en somme très spéciaux et d’un maniement délicat. |
Cette rradioscopie préalable n’empêchera pas, d’ailleurs, si on le juge nécessaire, de compléter le diagnostic par une radiographie permettant une étude plus minutieuse des lésions souvent très délicates. Elle la prépare même, en quelque sorte, en permettant de choisir l'incidence sous laquelle ces lésions sont le mieux mises en relief. * |
Il est très difficile d’avoir une idée nette de l’état de l'articulation du coude, si l’on ne fait au moins deux clichés, et il est classique de décrire deux poses : de face et de profil. Nous ajouterons simplement qu'il est parfois utile d’avoir aussi l’image du membre sain pour permettre une étude par comparaison.
Or ceux qui se sont occupés de radiographie chez l'enfant savent combien sont rares les très bons clichés. La ceuse en est dans la difficulté presque insurmontable d'obtenir l’immobilité complète du petit malade pendant la durée de pause. L'enfant, en eflet, souvent indocile déjà de par sa nature et son âge, le devient encore bien plus du fait de la souffrance souvent vive qu'il lui faut endurer et limmobilité est parlois impossible à obtenir. La conséquence en est la fréquence de ces clichés peu nets et fous où se distinguent seulement les grosses lésions, mais ne donnant guère plus de renseignements que. la simple ‘adioscopie. Les détails précis font défaut, et si l’on peut étudier la forme de l'os, le déplacement des fragments, etc., il est impossible de pousser l'examen jusqu'à l'architecture osseuse, lusqu'à l'étude des fines travées épiphysaires dont les modif i lions peuvent, surtout chez l'enfant, présenter de l'intérêt.