‹ De L'Intervention Sanguinante Dans Les Fractures De L'Extrémité Inférieure De L'Humérus Chez L'EnfantChapitre 9 sur 18 · PONT D · texte numérisé non relu

PONT D

H n'est possible d'arriver à ces résultats que si l'on peut

. obtenir du petit malade l’immobilité absolue. IL faudrait pour cela que le temps de pause se trouvât réduit au minimum et

que l’on pût obtenir une épreuve presque instantanée. Or nous assistons à ce fait paradoxal, au moins en apparence : tandis que les hôpitaux d'adultes qui, plus raisonnables, pourraient tenir la pause, sont pour la plupart dotés d'appareils puissants permettant d'opérer avec une intensité de 15, 20, 30 milliampères et d'oftenir des épreuves rapides, l'hôpital des enfants doit se contenter d'une intensité de 2 milliampères, 3 au maximum, suffisante à peu près pour la radioscopie, mais insuffisante à la radiographie. Aussi faut-il, pour obtenir une image du coude, faire conserver la pause :

2 minutes à 2 minutes 1/2 chez un enfant de 1 à 2 ans. 3 minutes 1/2 chez un enfant de 7 ans.

4 minutes 1/2 à 5 minutes chez un enfant de 15 ans.

Ainsi s'explique l'abondance des clichés faibles ou insuffisants. Nous avons même vu toute radiographie devenir impossible sur de très jeunes sujets.

On a bien essayé comme palliatif l'emploi d'écrans renforcateurs, mais ceux-ci sont extrêmement fragiles. La moindre tache, même invisible à l'œil, est enregistrée par la plaque et peut donner lieu à des erreurs. L'écran renforcateur, en outre, donne au cliché un aspect un peu granité, un peu bougé, flou, qui ne permet pas la fine interprétation de la structure osseuse. Il ne reste donc qu'un moyen de pallier à l’indocilité du sujet, c’est de recourir à l’anesthésie générale. Cette obligation nous parait des plus regrettables, puisqu'elle fait courir au petit blessé, pour un simple examen, les risques d’une anesthésie qui devra souvent être répétée peu après pour l'opération et dont les suites chez l'enfant ont pu dans certains cas être assez sérieuses pour que certains chirurgiens conseillent systématiquement la rachianesthésie de préférence à l'emploi des anesthésiques géné-

. Taux.

Il ne nous semble donc pas inutile de signaler l'intérèt qu'il

robe

y aurait à installer dans nos hôpitaux d'enfants les services radiographiques de façon plus moderne, à les, doter en même : temps que d'appareils plus puissants et perfectionnés de salles plus vastes et spacieuses. D'une façon générale les mêmes locaux servent à la radiographie, radiothérapie, électrothérapie... Souvent ässez étroits, ils renferment des appareils au contraire volumineux ; il en résulte un encombrement très préjudiciable au bon fonctionnement du service. Que le chirurgien désireux d'examiner un petit blessé ait avec lui un ou deux aies, il devient impossible dans une salle exiguë renfermant déjà le radiographe et son personnel de se mouvoir autour de la table sans risquer de heurter fils ou DPÉRÈLE et de provoquer de fâcheux accidents.

Enfin, pour terminer ce chapitre de façon plus elassique, nous attirons l'attention sur l'importance, afin d'éviter des erreurs d'interprétation, d’une exacte connaissance des points d’'ossification du coude. Nous renvoyons pour leur étude à la thèse de Gaudichon (Lyon 1907) ou à l'ouvrage de MM. Destot, Vignard et Barlatier. Les parties cartilagineuses se laissant traverser par les rayons pourraient en imposer pour des fractures à un examinateur non averti. Plusieurs de nos radiographies en sont des exemples. | |

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