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ques dans l'intimité de l'être vivant. Or, le plomb à l’état métallique, introduit accidentellement dans les voies digestives, a causé, lui aussi, des intoxications dont l'allure est vraiment effrayante. MM. les D Ch. Faguet et Lapervenche ayant eu l’'amabilité de nous en communiquer une observation, où les suites furent mortelles, nous avons été amené à faire quelques recherches sur le saturnisme ab ingeslis.
3 Les tissus sous-jacents, à la suite d’une lésion des téguments. M. Letulle nous dit : « Le salurnisme chronique cônsécutif à la présence de fragments de plomb incrustés par accident dans l'intimité des tissus (coups de feu) est d’une exceptionnelle rareté. ;
M. Vibert, dans son Précis de toxicologie, lient à peu près ce langage : « Les projectiles en plomb qui restent logés dans une blessure ne donnent pas naissance à des composés vénéneux. On dit cependant qu'ils ont occasionné quelquelois du saturnisme chronique. Sans nier la possibilité du fait, on peut dire qu'il est excessivement rare. »
M. Reclus, parlant des plaies par armes à feu et de leur traitement, nous dit: « Dans les plaies simples à un seul orilce, l'absence d'exploration du trajet et l'abandon de la balle en pleine chair doivent être la règle. Que font quelques grammes de plomb de plus ou de moins dans l'épaisseur des tissus. »
Néanmoins, on connait quelques cas d'intoxication où l'étiologie et la nature des accidents ne peuvent être comprises que si l’on incrimine la présence des projectiles dans l’épaisseur des lissus.
Presque tous appartiennent à la littérature française.
E. Braatz (de Kænigsberg) vient de publier un intéressant travail sur l'intoxication par le plomb consécutive aux plaies par armes à feu. Il a inspiré sur ce sujet la thèse du docteur Elkonin, où sont consignés les faits connus. Il en cite de nouveaux quil à puisés dans la littérature allemande. Nous nous sommes proposé, sur les conseils du professeur agrégé Sabrazès, d'étudier, nous aussi, la question.
On verra que les symptômes généraux du saturnisme sont
ne
généralement méconnus jusqu'au jour où un signal-symptôme ou un épiphénomène attire l'attention et lève tous les doutes : le liséré de Burton, la présence du plomb dans les urines, la paralysie des extenseurs, l’accès franc de colique, l’encéphalopathie. Or, l'organisme est frappé parlois depuis longtemps quand éclate ce que l’on à longtemps appelé l'accident primitif du saturnisme. Les premiers symptômes généraux accessibles aux modes d'investigation clinique sont sous la dépendance d’une anémie profonde qui s’installe dès le début de l’intoxication.
E. Braalz se demande si les hématies à granulalions basophiles, dont la valeur diagnostique au début du saturnisme est actuellement incontestée, ne seraient pas l'indice, dans ce cas, de l’intoxication commençante. Il n'apporte, du reste, aucune preuve à l’appui de son assertion. M. Sabrazès s'était, bien avant lui, posé cette question.
Avec l’aide bienveillante de M. le Professeur agrégé Sabrazès, nous avons recherché expérimentalement si la présence d’hémalies à granulalions basophiles ne serait pas l'indice d'une intoxication jusque là latente et qui commence à se manilester. Nous examinerons plus tard quelle est la valeur de ce nouveau symptôme. |
Notre travail comprendra donc trois parties :
4° Intoxication par le plomb métallique introduit dans les voies digestives.
2° [ntoxication par la présence de projectiles en plomb dans l'épaisseur des tissus.
3° Partie expérimentale ou hématologique.
Avant de commencer, nous tenons à adresser nos remercicments à toutes les personnes qui ont bien voulu s'intéresser à nous. ;
Notre profonde gratitude est acquise à tous nos professeurs et chefs de service de la Faculté et des hôpitaux de Bordeaux.
C'est sous la direction de M. le Professeur agrégé Sabrazès que nous avons pu mener à bien ce modeste travail. C'est à la bienveillance de ce maitre que nous devons le sujet de notre
LS pores
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thèse inaugurale. C’est lui qui nous a guidé dans nos recherches - de ses éminents conseils, n’épargnant ni son temps ni sa science. Ces marques d'intérêt nous ont attaché à lui; qu'il reçoive ici l'expression de notre profonde sympathie et de notre vive reconnaissance.
Que MM. les D Ch. Faguet et Lapervenche, qui nous ont communiqué l'observation inédite citée dans la première partie de notre thèse, reçoivent ici nos plus sincères remerciements.
M. le Professeur Lande nous fait l'honneur, aujourd'hui, d'accepter la présidence de notre thèse, nous le prions de recevoir ici l’expression de notre vive et respectueuse reconnaissance.