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violacée, mais se montre le plus souvent indemne de toute lésion.
On peutsignaler aussilesnombreusesgranulations disséminées dans certains cassur le péritoine et dans l'une des observations on à constaté un peu de sérosité sanguinolente dans le petit bassin.
L'examen microscopique vient confirmer l’existence de ces lésions.
La coupe, dont nous donnons une reproduction, a porté sur.un prélèvement transversal de l'intestin au niveau de l’ulcération. (A. Planche [.). Elle comprend la paroi saine et la moitié dela partie ulcérée.
Dès l'examen à l’œil nu, on reconnaît cet épaississement considérable dont nous avons déjà parlé et qui surplombe en partie l’ulcération. Au niveau de celle-ci, il est aisé de reconnaître un certain nombre de follicules tuberculeux et plus particulièrement un tubercule gros comme une tête d'épingle qui occupe le fond de la région ulcérée.
Si on examine la préparation à un faible grossissement (Ocul. 2. Obj. 2. Verick), on aperçoit en dehors de l’ulcération la couche glanduleuse conservée, mais cependant remaniée par places par l'envahissement du tissu nouveau. Dans les intervalles des glandes, il y a pénétration de tissu conjonctif jeune, infiltration de cellules rondes. Des vaisseaux nombreux à direction générale parallèle à celle des glandes pénètrent en même temps que ce tissu conjonctif. Par endroits, les cellules sont plus tassées et semblent vouloir esquisser un follicule tuberculeux.
La muscularis mucos®æ estinterrompue en certains points sous l'influence de ce travail pathologique.
Dans la sous-muqueuse nous retrouvons des vaisseaux gorgés de sang, dessinant des lacs assez volumineux et donnant à l'ensemble de la coupe l'apparence de tissu érectile. Nous apercevons aussi les premiers tubercules entièrement constitués, el au fur et à mesure qu'on s'approche de lulcération, les amas de cellules rondes deviennent de plus en plus nombreux.Toute cette couche est notablement épaissie et augmentée de volume.
La couche musculeuse à peu près intacte sur l'un des bords de la coupe est comme disséquée, dès qu'on s'éloigne de cette zone saine, par la même infiltration embryonnaire. La couche la plus interne, qui apparaît longitudinale sur la préparation, est la plus atteinte ; ses faisceaux sont séparés par des cellules rondes, du tissu conjonclif et des vaisseaux. La couche musculaire la plus externe persiste encore assez longtemps, Jusque vers le milieu de l'ulcération ; elle est parcourue également de gros vaisseaux gorgés de sang ét par places, semble-Hl, de traînées Iymphangitiques.
Lacouchesous-péritonéale estextrèmement épaissie et l’on suit facilement son amplation rapide en se rapprochant de l’ulcération. Il s’agit d’un tissu conjonctif dont les faisceaux semblent dissociés par un léger œdème. La congestion est toujours intense.
Si on étudie l'ulcération elle-même on reconnaît qu'elle est formée d’une sorte de membrane pyogénique tuberculeuse. Toute trace d'organisation, au moins vers le milieu de l'ulcéralion, a complètement disparu. Les différentes couches constitutives de lPintestin sont remplacées par du tissu conjonctif formant des mailles plus ou moins denses dans