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manœuvres qui S'y pratiquaient ; il fut arrêté, puis, un jour, il disparut, et jamais on ne le revit plus.
7. — Si les rois violaient le secret des correspondances, il convient d'ajouter que les parlements n’hésitaient pas à flétir indirectement ces honteuses pratiques. Dans leurs arrêts (1), ils prononcent des amendes contre les individus qui les imitent, repoussent les accusations fondées sur le contenu de lettres interceptées, et se montrent d’une sévérité excessive contre les agents de la poste qui ouvrent les correspondances. On cite toujours, à ce sujet, l'arrêt du Parlement de Dijon du mois d’août 1721 ,qui condamna la directrice de la poste de Beaune à être pendue, pour avoir décacheté des lettres et volé les billets de banque qu'elles contenaient, « C'est un larcin qualifié, dit Serpillon, qui rapporte l'arrêt dans son Code criminel, et un crime public que d'intercepter une lettre à la poste ou ailleurs, surtout si le crime est commis par une personne publique et préposée pour l'envoi et la distribution des lettres. »
On devine que les parlements étaient impuissants à faire cesser les abus du despotisme, d'autant que les souverains, pour les mieux masquer, étaient les premiers à défendre à leurs sujets de porter atteinte au secret des correspondances : ils rendirent des ordonnances, afin de réprimer l’interception, l'ouverture ou la soustraction des paquets et lettres envovés par la poste. Telle fut l'ordonnance de 1742, qui pu-
(1) V. Brillon, Dictionnaire des arrêts de jurisprudence universelle
des parlements de France, t. IV, v° Lettres missives. — Serpillon, Code criminel, t. 1, p. 141. — Jousse, Journal des Audiences, t, 1,1. 4, 1. 21.