DS M
pénible, le prurit ; la complication iodoformique est enrayée et guérie en deux jours sans laisser de trace sensible. C’est bien là une démonstration décisive de l’action spécifique des agents vaso-contricteurs.
M. le professeur Poncet nous a dit avoir observé, maintes fois, des éruptions cutanées chez des opérés pansés avec de la gaze iodoformée ou de la poudre d’iodoforme.
Ces éruptions lui ont paru tout à fait comparables à celles produites par d’autres antiseptiques usuels, tels que la gaze phéniquée, le sublimé.
Elles peuvent aller depuis un léger érythème, jusqu’à un exanthème parfois très étendu, avec ou sans phlyctènes simulant ainsi un érysipèle-phlycténoïde, ou mieux une vaste brûlure ou second degré, produite par exemple par de l’eau bouillante.
C’est habituellement vingt-quatre à trente-six heures après le pansement, que les malades se plaignent d’un malaise local plus ou moins accentué : chaleur, démangeaisons, etc.
Suivant l'intensité de l’éruption, suivant son étendue, les phénomènes réactionnels généraux sont plus ou moins marqués. On note de l’insomnie, de l’élévation de la lempérature, comme dans l'observation suivante de M. Poncet,.