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Statistique des opérations iF irideclomie pratiquées à London ophthahiiic hospital du mois de mai 1857 au mois de septembre 1859, et insérée par M. Bâcler dans les Ophthalmic hospitai reports, janYier 1860.
Glaucome chronique à marche continue. Durée, deux ans et plus, 21 cas. Vue perdue au moment de l'opération, 7 cas : sans amélioration, 5; perception recouvrée, 1 ; vision de l'ombre des objets, 1 .
Perception de la lumière conservée, 4 : sans amélioration, 4.
Perception de l'ombre des objets, 8 : sans amélioration, 6; perception lumineuse, 1; ag-g-ravation, 1.
Lecture encore possible, 2; sans amélioration, 1 ; amélioration légère^ 1.
En résumé, aucun malade n'a été améHoré d'une manière utile, sauf un seul, qui pouvait encore lire avant l'opération.
Glaucome chronique avec attaques aig'uës passag-ères. Durée, deux ans et plus : 14 cas. Vision perdue avant l'opération, 3 cas : sans amélioration, 1 ; vision de l'ombre des objets devenue impossible, 2.
Perception lumineuse conservée, 8 : sans amélioration, 1; vision de l'ombre des objets, 2; amélioration lég-ère, 3 ; vision des objets, 1 ; lecture possible, 1.
Perception des ombres, 1 : amélioration lég-ère.
Vision des objets, 1 : sans amélioration.
Lecture possible, 1 : amélioration lég-ère.
En résumé , vision des objets , faculté de lire, rendue à deux malades n'ayant plus que la perception qualitative de la lumière; vision des objets, faculté de lire, probablement conservée à deux malades. Aucune amélioration utile pour les dix autres.
Glaucome chronique datant de six mois à deux ans; marche g-raduelle : 7 cas.
Perception lumineuse conservée, 1 cas: sans amélioration .
Perception de l'ombre des objets^ 5 : sans amélioration, 3; perception des objets, 2.
Vision des objets conservée, 1 : amélioration lég'ère.
1 malade amélioré , 2 pouvant voir les objets dont ils ne pouvaient apprécier que l'ombre; les 4 autres sans amélioration.
Glaucome chronique de six mois à deux ans, avec attaques aig-uës accidentelles : 6 cas.
Vision perdue avant l'opération, 4 cas : sans amélioration, 3 ; lumière perçue, 1 .
Lumière encore perçue, 1 : sans amélioration.
Vision des objets, 1 ; lég-ère améhoration.
En résumé, l'opération ne fut un peu utile qu'à un seul malade.
Glaucome de un à six mois ; marche g^raduelle :
7 cas.
Perception lumineuse conservée, 3 cas : vision des objets retrouvés, 3.
Perception de l'ombre, 1 ; vision des g-ros objets.
Vision des objets, 3 : sans amélioration, 1 ; amélioration lég^ère, 1; lecture possible, 1.
Un seul des malades ne fut pas amélioré ; 4, à peu près aveug-les, retrouvèrent la faculté de voir les objets, et sur 2 opérés pouvant auparavant reconnaître certains objets, 1 fut amélioré, l'autre retrouva le pouvoir de lire.
Glaucome de 1 à 6 mois; attaques g-laucomateuses intercurrentes, 21 cas.
Vision perdue avant l'opération, 5 cas : sans amélioration, 3; perception des ombres, 1; perception des objets, 1 .
Perception lumineuse conservée, 3: ag'g'ravée, 1; sans amélioration, 1; lecture possible, 1.
Perception des ombres, 7 : sans amélioration, 3; lég-ère amélioration, 2; vision des objets, 2.
Vision des objets conservés, 5 : lég-ère amélioration, 2; lecture possible, 3.
Lecture possible, 1 : lég-ère amélioration.
Sur 4 malades presque aA^eug-les , 3 purent retrouver la faculté de disting-uer les objets et 1 le pouvoir de lire; sur 5 autres opérés pouvant disting-uer les objets, 2 furent améliorés et 3 purent lire l'imprimé ordinaire.
Les autres ne furent pas améliorés d'une ma-
nière utile, mais pres(iue tous élaienl à peu près aveug'les avant l'opération.
Glaucome aig'u ayant moins de 1 mois du durée, 8 cas.
Vision perdue, 1 cas; vision des objets; perception lumineuse, 2; vision des objets, 2; perception des ombres, 2; lecture possible, 2; perception des objets, 2; lecture possible, 2; lecture possible, 1; amélioration.
Amélioration constante et souvent remarquable : sur 5 malades presque aveug^les, 3 purent retrouver la faculté de voir les objets, les 2 autres celle de lire, et 2, qui ne pouvaient ^{ue reconnaître les objets, purent lire après l'iridectomie.
Si nous mélang-eons indistinctement tous les faits, nous en tirerons, d'une manière peu utile du reste, le résumé suivant :
Ag-gravation 2
Sans amélioration. . 35
Amélioration n'allant pas jusqu'à rendre
la vision des objets 15
Faculté de voir les objets rendue au malades 13
Faculté de lire rendue aux opérés. ... 10
Vision des objets conservés et améliorés. 5
Lecture plus facile qu'auparavant. ... 4
Dans plus de la luoiLié des cas l'élat des malades a été amélioré, soit que l'opération ait aug-menté l'acuité et l'étendue de leurs facultés visuelles, soit qu'elle ait aug'menté aussi l'étendue de leur champ visuel, rétréci parfois à un tel degTé qu'un point limité de la rétine était seulement resté impressionnable.
Dans 35 cas cependant sur 84 il n'y eut aucune amélioration; mais, s'il n'y a pas eu rétrocession, il y a eu probablement pour un certain nombre arrêt de la maladie par le fait de l'opération. Dans beaucoup de ces cas, du reste, l'iridectomie eût dû peut-être ne pas être faite, car il s'ag-issait de g-laucome chronique chez des malades à peu près ou complètement aveug-les.
Statistique de Frœbeliiis {Saint-Pétersbourg).
Glaucome chronique de 6 mois à 6 ans, 7 cas. Vision nulle, 2 cas; sans amélioration, 2. Vision des objets conservés, 2 ; sans amélioralion, 1; lég-ère amélioraLion, 1.
Lecture possible, 3 cas; sans amélioration, 1;
amélioration, 2,
2 malades furent améliorés et purent lire, l'un le n° 5, l'autre le n" 16 de l'échelle de Jaeg^er, mais tous deux, avant l'opération, lisaient le n° 20.
Glaucome aig'u avec attaques antérieures, 4 cas. Vision nulle, 1 cas; retrouve la perception de la lumière.
Perception lumineuse conservée, 2; peut compter les doig-ts, 1 ; ht le n° 20 de Jaeg-er, 1.
Lecture du n" 20 conservée ; pas d'amélioration.
2 malades lurent réellement améliorés, tous deux étaient presque aveug-les; l'un peut compter les doig-ts, l'autre lire le n° 20 de Jaeg^er.
Glaucome aig-u simple, 10 cas.
Vision nulle, 1 cas; lit le n" 5.
Perception des ombres conservée, 1 ; lit le n° 5. Faculté de compter les doig'ts, 2 ; légère amélioration, 1 ; lit le n" 3.
Faculté de voir les objets, 1; lég^ôre amélioration.
Lecture encore possible, 3; 1, lisant le n° 20, peut
1866. — Dubrueil. 3
— an —
lire le n" 10; 1, lisant le n" 15, peut lire le n" 10; 1, lisant le n" 13, peut lire le 8.
Amélioration constante et remarquable de la vue; i malades à peu près ou tout à l'ait aveug^les pouvant lire le n° 5 de Jaeg-er, tel fut le résultat de l'iridectomie dans ces cas de g'iaucome aig^u.
L'irideetomie semble à M. Lelbrt devoir être proscrite dans les cas de g'iaucome chronique datant de plus d'une année lorsqu'il j a perte absolue de la faculté visuelle. Il n'y a d'exception qu'en cas de douleurs très-vives intra ou circumorbitaires.
Iridectomie dans d'autres affections oculaires autres que le glaucome statistique de Hulke.
Irido-choro'idite. — Vision nulle, 3 cas; 1 sans amélioration; 1 ,avec g-rande amélioration, lit le n"16.
Perception de la lumière, 5 cas : 2 sans amélioration ; 1 disting'ue les doig-ts , 1 lit le n° 6 de Jaeg-er, 1 lit le n° 1 de Jaeg-er,
Faculté de compter les doig-ts, 3 : 1 sans amélioration ; 1 lég"ère amélioration ; 1 lit le n° 4.
Faculté de lire, 1 cas : 1 , lisant le n° 18, lit le n^lG.
Résumé, 12 cas: 4 sans amélioration, 3 avec amélioration , 1 avec g-rande amélioration , 4 avec très-grande amélioration.
Chordidite aiguë suppuraùve. 2 cas , tous deux avec perception de la lumière : 1 sans amélioration, 1 dans un état plus fâcheux.
Irilifi aifjiw. — 1 cas : peiiL coiupler les doi^is, lil eiisuite le n*' i de Jaeg'er.
Jritis chronique. — Vision nulle, 1 cas ; Ut le n° 16.
Perception de la lumière, 1 c£ls ; lit le n° 20.
Perception des doig-ts conservée, 2 cas; 1 sans amélioration , l avec une g-rande amélioration.
Pouvaient encore lire, 4 malades : 1, lisant le n" 18, ne fut pas amélioré; 1, lisant le n« 16, eut son état ag-g-ravé; 1, lisant le n° 15, put lire le n° 3 ; 1, lisant le n*' 12, put lire le n° 4.
En résumé, 8 cas d'iridectomie pour iritis chroniques: 1 fut ag-gTavé, 2 ne furent pas améliorés, 3 éprouvèrent une amélioration notable, 2 éprouvèrent une très-gTande amélioration.
L'iridectomie fut faite : une fois pour ulcère de la cornée et congestion chordidïenne ^ 2 fois pour staphi/lome., 3 fois pour leucdine &i cataracte.
L'extraction 4e la lentille fut en même temps pratiquée, sauf un des derniers, qui put apercevoir la main; aucun ne fut amélioré.
Dans un cas où l'iridectomie fut faite pour une plaie de la cornée, de l'iris et du cristallin, le malade, qui avait perdu la perception de la lumière, put apercevoir et compter les doig-ts dans la séauce duo octobre.
-M. FoUin reprend la discussion pour protestelcontre, la fléfav(îur (|ue M. Lefort avait clierclié à jeter sur l'opération (pii nous occupe.
Telle est, en résumé, la discussion de la Société
de chirurgie relaLivement aux indications de l'iridectomie dans les affeclions du g-lobe oculaire et du g"lauconie.
J'y reviendrai du reste encore quand j'aurai à faire un parallèle entre l'irridecLomie et l'opération d' Hancock.
Les conclusions que l'on peut tirer de cette discussion me paraissent d'autant plus importantes qu'elles émanent d'hommes habitués à apporter dans leurs jug^ements une hauteur de vue et une absence d'idées préconçues qu'on ne rencontre jamais chez les spécialistes.
Une indication de l'iridectomie qui présente une assez gTande importance est celle qui consiste à remédier à cet état désig'né sous le nom à'af/'eclion glaucomateuse et qui survient chez les individus opérés de la cataracte molle par abaissement.
Parallèlement à cette indication, je dois sig'naler la précaution prise par un chirurg*ien de pratiquer préalablement l'iridectomie avant l'opération de l'abaissement.
En somme, si après les indications que je viens de donner, après les opinions des hommes éminents que je viens de passer en revue, il m'était permis de formuler la mienne, je croirais pouvoir considérer cette opération , quelle que soit sa nianière d'ag*ir, connue un pas important dans la lliérapeutique des lésions suivantes : irilis chronique, irido-choroïdite, giaucome aig-u et même giaucome chronique.
Sans doute, dans ce dernier cas, elle n'a pas tous les avantag-es qu'elle a dans leg-laucome aig-u, mais elle peut, en somme, avoir pour résultat, sinon d'arrêter complètement la maladie, du moins d'en
ralentir la marche.
Ne servît-elle, dans ces différents cas, qu'à produire la diminution des douleurs, ce serait déjà une chose fort importante.
Mais nous la voyons en outre assez souvent produire uneg^uérison presque complète : la paracen tèse cornéale a une action bien plus fug'ace , et l'opération d'Hancock a un mode d'action qui nous paraît en quelque sorte trop mystérieux pour qu'il nous soit possible d'en bien apprécier les résultats, malg'ré les statistiques données.
Quant aux moyens médicaux employés pour la thérapeutique du g-laucome, ils ne supportent pas la comparaison.
En somme, les cas de phleg*masie oculaire dans lesquels l'iridectomie me paraît devoir être employée sont le g'iaucome aig*u, où elle peut procurer une g'uérison radicale , le g-laucome chronique, oïj. elle offre la chance d'enrayer la maladie ou d'enlever les douleurs, l'irido-choroïdite, l'iritis à récidive, l'iritis chronique, l'iritis sympathique (Ravig-not) et l'iritis syphilitique.
Irhlectomk comme précédant rej:/ractio?î linéaire du
cristallin.
L'idée première en revient à de Gfaefe, qui, dans les Archives d'ophthalmologie , fdrmlïkit îa proposition suivante (1856) :« Si quelqu'un avîlit l'idée d'ouvrir, quelques semaines avant l'extt^action, Une pupille artificielle en haut, comme cela m'a été proposé plus d'une fois, jen'y truutemis, quant à moi, rien à dire, si ce n'est que cette précaution serait sUperflttë dans la plupart des ctis. Le persoUnag-e hypothétique, supposé par dé Graefe,- était saUs doute M. Mooren.
SchuPt (Berlin, 1860, pag-es 159-163) est un de Ceux qui ëttt le plus contrihué à vulg-ariser feétle méthode.
Il recommande, après avoir taillé lë lamheaii de la coi^tîée, de pratiquer re:?tdision de l'iris, et puis l'extraction, séance tenante, du cristallin.
Mooren, dont le travail [Die VermtndeHen Gem/tfëneiner hurn haut vereiterung beider staaf eMrdcfion ; Berlin, 1862) a été analysé par Wecker dans lës Annales d' ocidistiqUe [mv'û 1862), avait été conduit à pratiquer l'iridectoinie par l'observation de deux cas oii, sans idée préconçue, il l'avait faite pour prévenir les dang-ers d'une contusion de l'iris survenue pendant l'extraction de la cataracte. Il conseille d'ouvrir une pupille artificielle quinze jours avant la kératotomie dans les cas suivants ; chez les
sujets qu'un état de marasme sénile très-prononcé ou des cong-estions vers la tête empêchent de s'aliter pendant un certain temps, si la pupille obéit mal à l'action dilatante de l'atropine, si la cataracte présente un noyau plus volumineux, entouré de masses corticales abondantes.
En 4863, Jacobson, dans un travail sur l'irideclomie publié à Berlin, conseille de réunir les deux temps de l'opération en pratiquant l'iridectomie après la sortie du cristallin pour éviter le dang-er des manipulations du g*lobe oculaire après l'incision de la cornée, tandis que Mooren voulait, dans le travail déjà cité, qu'on appliquât cette opération avant de terminer la section du lambeau cornéen. Il prétend, sur 100 cas d'extraction linéaire avec iridectomie, n'avoir eu que 2 cas défavorables,
Taylor {Bristish médical journal, 1864, p. 539) se montre très-partisan de ce mode opératoire et cite des observations à l'appui de sa manière de voir, observations que l'on trouvera à la suite.
Plessig" a publié dans le Journal médical de Saint- Pétersbourg (1864, p. 129) un travail dans lequel il se montre favorable à l'iridectomie dans l'extraction linéaire, mais il l'a fait avant l'extraction.
Critchett(Awyz«/e^f/'ocw/z5%Me, 1864, 8^ série, pag-e 125) recommande, comme étant de lui, l'opération de Schufi et y apporte quelques modifications peu importantes.
Les statistiques tendraient à prouver que, dans l'opération de la cataracte combinée avec l'iridec-
tomie, il n'y a eu que 2 insuccès immédiats sur 100 cas, tandis que, pour l'opération ordinaire, il y en aurait eu 10. Sans parler des opérations consécutives, qui deviennent quelquefois nécessaires, c'est certes là un avantag"e assez considérable pour ne pas le mettre en balance avec le lég-er trouble de la vision qui résulte des excisions de l'iris, trouble qui ne se produit pas quand on fait l'iridectomie supérieure, comme Mooren, au lieu de la faire en bas avec Jacobson, car alors la paupière supérieure recouvre la nouvelle pupille.
C'est cependant une opération qui n'est pas aussi g'énéralement employée en France qu'elle l'est en Allemag-ne.
Les avantag-es que nous venons de sig-naler, la possibilité d'extraire complètement les débris de cataracte restés dans l'œil et susceptibles de déterminer une irido-choroïdite chronique, nous paraissent devoir la faire préférer dans les cas où il y a une débilité g-énérale. De Graefe la recommande surtout pour extraire les cataractes qui n'ont point encore acquis leur maturité. Reste à savoir s'il faut pratiquer l'iridectomie un certain temps, dix, quinze jours avant l'extraction, ou la faire dans la même séance; l'écoulement sang-uin qui accompag-ne souvent l'excision de l'iris doit, il me semble, notablement g-êner pour l'extraction. S'il n'y a pas d'hémorrhagne, il n'y a aucun inconvénient à pratiquer cette opération dans la même séance.
Il est bon de dire quelques mots sur le rappro-
chement entre l'iridecLomie et l'opération d'Hancock; mais ici je tiens à citer textuellement le passag'e de l'auteur : «J'introduis, dit-il, un couteau à cataracte dans la partie inférieure externe des bords de la cornée à l'union de cette membrane avec la sclérotique; la pointe du couteau, poussée obliquement d'avant en arrière et de haut en bas, jusqu'à ce que les fibres de la sclérotique soient divisées obliquement dans une étendue d'environ un huitième de pouce. On divise ainsi le muscle ciliaire. Le sang* s'écoule le long' de la lame du couteau : cette opération est rarement suivie d'accidents fâcheux. Dans un seul cas, j'ai vu survenir un peu d'inflammation , mais qui a promptement disparu. L'iridectomie par le procédé d'Hancock, dite section du tenseur de la choroïde, a paru à M. FoUin ne pas pouvoir entrer en lig"ne de compte avec l'iridectomie ; il lui reproche , comme plusieurs chirurg'iens , d'être une opération dans laquelle on va en quelque sorte en aveug^le, et en supposant qu'on ag*isse sur le muscle de Brucke, de le diviser parallèlement à ses fibres, c'est-à-dire sans pouvoir en obtenir le relâchement. M. Richet au contraire, d'après les faits de sa pratique, est porté à accorder une bien plus grande confiance à l'opération d'Hancock. (Société de chirurg-ie, séance du 7 septembre 1864.)
M. Giraldès (séance du 21 septembre 1865) se montre très-défavorable à l'opération d'Hancock.
Je citerai ensuite textuellement une partie de
l'imporlant tliscoui'S de M. Lelbrl. Depuis le mois de septembre 1859, époque où il l'imagina, jusqu'au mois d'octobre 1860, M. Hancock pratiqua 31 fois son opération dans des cas de g-laucome; quinze par lui, dans tlie Lancet^ et le& résultats dans ces observations ont été publiées iii extenso. Ces 31 cas se partag-ent de la manière suivante :
lu n'eurent aucune amélioration; 6 recouvrèrent la faculté de percevoir la lumière ;
5 purent reconnaître divers objets, comme clefs, crayons, etc. ; 10 purent lire, et aucun de ces malades ne pouvait avant l'opération distiftg^uer une seule lettre.
Si nous mettons en regw^d de ces faits ceux recueillis à London ophtbalmie Hospital, et dans lesquels Firidectomie a été faite, en rameuant à 100 le chiffre des opérés, nous trouvons :
Irideclomie.
Aggravation par l'opération 2
Sans amélioration notal)le pour la vue
Vision des objets rendue au malade
FâcuUé (Jé lire l'endue à ropéré. 12
0 p é l' a t i on d'HancOCk
Le Médical Mirrov de 1865 contient d'intéressantes remarques de M. Power relativement à l'opération d' Hancock, qu'il trouve parfaitement inoffensive; elle a sur l'iridectomie l'avantagée de ne pas produii^e de déchirure de l'iris^ de ne point déterminer d'hémorrhag-ie ni d'écoulement d'humeUr vitrée. Le résultat est poitr lui tout aussi bon. En somme, il propose de substituer le débridement du muscle ciliaire pour tous les cas oii l'iridectomie était jusqu'à présent employée pour la cUi'e des inflammations du g'iobe oculaire.
En somme, cette opération d'Hancock a eu de bons résultats, on ne peut le nier, mais de là à la mettre en parallèle avéo l'iridectoirlie il y a line g-rande distance. A quelle indication peut-elle répondre? Je crois qu'elle ne peut agnr qu'eii débridant le muscle de Brucke, et encore quel est son mode d'action, puisqu'on incise dans le sens des fibres? Je pense donc que l'iridectomie lui est bien p^éférable dans la majorité des cas, bien que l'opération que M. Richetadésig-née sous le nom de l'iridotomieait donné des succès incontestables. Si on •voulait donner à rihclsion du muscle ciliaire une étendue suffisante, il faudrait sans doute inciser la capsule.