‹ De l'irréductibilité primitive de la hanche luxéeChapitre 27 sur 34 · PAS NS · texte numérisé non relu

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ciseaux courts et à courbure très accusée faciliterait ce temps et ferait courir aussi de moindres risques au cartilage cotyloïdien.

Une brèche importante dans le UE cotyloïdien engagera à fixer une butée osseuse pour reconstituer la partie postérieure. On emploiera soit le fragment fracturé luimême, soit un greffon osseux.

En cas d'échec de la tentative de reposition ou en cas de délabrement important, 8 auteurs (BASSET, DELORME, DOLLIN- GER, HARILD, JACOB, PAPIN, QUÉNU, Roux) ont été amenés à pratiquer la résection de la tête et la reposition du moignon cervical dans le cotyle.

Les cas de traitement de la luxation irréductible par une ostéotomie sont rares. Citons celui de Nar», qui dut faire une ostéotomié soustrochantérienne. Il s'agissait d’un homme de 47 ans qui présenta une fracture parcelaire de la tête fémorale, avec fracture du sourcil cotyloïdien, compliquée de fracture sous-capitale engrenée. Gros délabrements — échec des tentatives de reposition — ostéotomie dans un second temps.

Certains auteurs ont fait une reconstruction des ligaments (ligament rond et ligaments de renforcement) par des prothèses fibreuses hétérogènes (tendon de renne)

Cette question du traitement chirurgical de la luxation irréductible de la hanche a fait l’objet, en 1938, d’une thèse très documentée de Parrs. Nous n'avons pas pensé devoir reprendre ce travail. Indiquons simplement que depuis, SMITH PETERSEN à indiqué une nouvelle technique d’arthroplastie avec interposition d'un moule métallique en forme de lentille biconcave entre le cotyle et le moignon cervical. Cette prothèse a pour but de faciliter la mobilité du moignon sur le cotyle et d'éviter, autant que possible, la formation d’un hématome en bloquant l’espace créé par la résection de la tête fémorale. On évite ainsi, dans une certaine mesure, les risques d’ankylose.

Le traitement chirurgical sera complété par l’immobilisation en appareil plâtré pelvi-jambier lorsqu'il existe une fracture associée. Dans le cas de luxation irréductible avec fracture du sourcil cotyloïdien on remplace l’immobilisation par l’extension continue qui évitera plus sûrement la facile reluxation par la brèche osseuse.

SONO ULS

Bès après l'intervention on aura fait subir au blessé des séances de radiothérapie pour prévenir PeREvIRse par formations ostéophytiques.

L'immobilisation terminée, on mobilisera progressivement l'articulation. On pourra éliminer la contracture musculaire réflexe qui tendra à limiter les mouvements, par des infiltrations péri-articulaires selon la méthode de LErIcHE. Ces infiltrations posséderont en outre l’avantage de lutter contre les troubles vasomoteurs qui conditionnent pour une grande part l'apparition des ostéophytes périarticulaires.

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