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La teinte jaune indique la période d'emploi de 1J lo do forme .
OBSERVATION X ( suite etfmj
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plus rien d’anormal qu’une ûstulette facilement saignante, à orifice en cul-de-poule laissant pénétrer un stylet de trousse dans une étendue d’un demi-centimètre et qui siège à la partie inférieure gauche de la paroi postérieure du vagin et à 3 centimètres en arrière de l’orifice vulvaire.
Les parois du vagin et les culs-de-sac ont partout leur consistance normale.
Observation XI.
Insertion vicieuse du placenta ; présentation du siège en S. I. D. A.; hémorrhagies répétées pendant les quinze derniers joui's de la grossesse ; hémorrhagie grave au début du travail ; rupture artificielle de la poche des eaux à la dilatation comme 50 centimes; accouchement spontané sans hémorrhagie nouvelle; enfant mort; septicémie; irrigation continue intra-utérine; guérison.
Femme R..., 27 ans, ménagère, entre le 30 octobre 1885, à 2 heures du soir, à l’hôpital Lariboisière, chambre d’isolement, n° 3.
D’une bonne santé habituelle, régulièrement réglée tous les mois pendant trois jours ; elle a accouché une première fois à terme d’un enfant vivant, qui s’est présenté par le sommet, et a été élevé au biberon par la grand’mère, en Allemagne (mai 1878). Cet enfant est actuellement bien portant.
R... a eu ses dernières règles à la fin de janvier. La grossesse actuelle a évolué normalement jusqu’au terme de 8 mois. A cette époque, il y a quinze jours, elle fut prise une nuit d’une hémorrhagie abondante qui s’arrêta spontanément vers le matin. L’hémorrhagie reparut la nuit suivante et pendant quinze jours R... perdit du sang presque tous les jours en quantité variable. Pendant tout ce temps elle fut assistée par une sage-femme qui méconnut l’insertion vicieuse, et ne fit rien pour arrêter l’hémorrhagie que des examens répétés.
Le 2, à 8 heures du soir, apparaissent les premières douleurs; en même temps survient une nouvelle perte plus inquiétante que les précédentes.
Le 3, vers midi, la sage-femme fait appeler un médecin qui, après avoir en vain essayé d’arrêter l’écoulement sanguin, fait transporter la malade à l’hôpital, à 2 heures du soir.
Nous la trouvons à son arrivée dans l’état suivant : peau et muqueuses entièrement décolorées, pouls petit et très rapide, état syncopal.
L’hémorrhagie continue. Par le palper on n’a pas nettement la sensation des parties fœtales ; l’utérus, plus volumineux que ne le comporte l’âge de la grossesse, est constamment tendu. Il y a excès de liquide amniotique.
On n’entend pas les bruits du cœur. R... ne sent plus remuer depuis ce matin.
Au toucher on trouve le col effacé, l’orifice dilaté comme une pièce de 50 centimes, et un siège amorcé en S. I. D. A. Mlle Carrier, sagefemme de garde, a recours, pour arrêter l’hémorrhagie, à la méthode recommandée par M. Pinard ; elle rompt les membranes et immédiatement l’écoulement sanguin cesse. Il s’écoule environ un litre et demi de liquide amniotique d’apparence normale.
La dilatation est complète à 3 heures du soir, le 3. Terminaison spontanée à 3 h. 1/2. L’enfant, du sexe masculin, mort, mais non macéré, pèse 3,000 grammes. Le travail a duré 19 heures.
Délivrance naturelle un quart d’heure après sans hémorrhagie. Le placenta, de forme irrégulière, était inséré sur le segment inférieur. Les membranes ont été rompues sur le bord même du placenta. Elles mesurent 0/35.
Immédiatement après la délivrance on fait une grande irrigation intra-utérine d’un quart d’heure de durée avec la solution de biiodure à 1/2000®. R... est placée dans le décubitus dorsal, la tête basse ; on l'enveloppe de linges chauds. Rhum. L’état syncopal se prolonge jusqu’au soir. Température normale. P. 140.
Le 4 et le 5, le traitement se borne à des injections vaginales faites toutes les deux heures ; le 4 au soir, T., 39°, 4 ; le 5, à 8 heures, 40°, 2, P. 160.
A 8 heures du soir, le 4, la température étant à 39°, 6, nous faisons une injection intra-utérine. A 10 h. 1/2 du soir, grand frisson qui dure un quart d’heure, avec claquement de dents ; début de l’irrigation continue intra-utérine.
A 1 heure du matin la température est revenue à 38°, et pendant toute la journée du 6 elle oscille entre 37°, 5 et 38°, 3. P. 160. Pas de frissons. Aucun symptôme inquiétant du côté de l’abdomen.
De minuit’ à 4 heures du matin, le 7, l'appareil à irrigation cesse de fonctionner ; la sonde intra-utérine est alors retirée, nettoyée et réintroduite ; mais cet arrêt suffît pour amener une réascension de la température qui, le 7 à 7 heures du matin, atteint 39° et à 10 heures
Le 7 au soir, 37°, 8, et le 8 le maximum ne dépasse pas 38°, 6.
À midi, le 9, nous trouvons la soncle presque entièrement sortie du vagin, et nous la réintroduisons dans l’utérus. Il ne s’écoule pas de sang, bien que le col ait offert un peu de résistance. Les lochies n’ont aucune odeur. P. 152. Céphalalgie frontale violente. A 4 heures du soir, ascension brusque, 39°, 6, mais la température redescend bientôt, ne dépassant pas 38°, 5 le 10, 39° le 11 et 38°, 6 le 12.
Le 12 l’état général étant excellent, en l’absence de toute réaction locale, nous substituons à la sonde intra-utérine une sonde vaginale à l’aide de laquelle l’irrigation continue est reprise. Pendant la nuit du 12 au 13, surviennent quelques frissonnements, une céphalalgie intense. La face est congestionnée, le pouls bat 160 fois par minute. A 10 heures du matin, le 10, la température atteignait 40°, chiffre que nous n’avions encore jamais observé depuis le début de l’irrigation. Immédiatement nous réintroduisons une sonde dans l’utérus, mais le col est fermé, et nous sommes obligés de forcer légèrement. Dès que nous avons ouvert le col et introduit la sonde, il s’écoule environ un verre de pus extrêmement fétide. C'est évidemment à cette rétention qu’est due la rechute à laquelle nous assistons. L’examen de la courbe pendant les jours suivants le prouve. L’irrigation est définitivement suspendue le 22 octobre, après 17 jours de durée.
Voilà donc encore une observation qui démontre que l’irrigation continue, pour être efficace, doit être faite dans l’utérus et non pas seulement dans le vagin...
Observation XII.
Secondipare ; avortement de 3 mois en ville; septicémie ; entrée à l’hôpital le troisième jour ; irrigation continue; guérison.
Mina G..., 28 ans, femme de chambre, entre le 17 décembre 1885, à l’hôpital Lariboisière, salle Sainte-Anne, chambre d’isolement, n° 1.
Secondipare (premier accouchement à terme par le sommet), bien réglée tous les mois pendant six jours, elle avait eu ses règles pour la dernière fois le 11 septembre dernier.
Pendant les trois premiers mois de sa seconde grossesse elle n’avait rien éprouvé d’anormal et elle assure qu’elle n’a rien fait pour provoquer le retour de ses règles.
Le 14, il y a trois jours, elle fut prise de métrorrljagie et de coli-
ques et expulsa chez elle un embryon de trois mois et de nombreux caillots dans la nuit du 14 au 15. Voulant dissimuler son avortement elle ne fait appeler ni sage-femme ni médecin et garde le lit chez elle sans faire aucune injection vaginale.
Le 16. Elle est prise de frissons, de fièvre, de douleurs de ventre, et c’est alors qu’elle se décide le 17 au matin à venir à l’hôpital.
Nous la trouvons, à son arrivée, dans l’état suivant :
Teint terreux, langue sèche, température axillaire 38°. P. 120. Écoulement vaginal fétide ; l’utérus est gros et douloureux à la pression, surtout au niveau de ses bords. Le ventre est légèrement ballonné. Au toucher, on trouve le col entr’ouvert, et on sent le placenta qui commence à s’engager ; le doigt en ramène des fragments exhalant une odeur fétide.
La malade est immédiatement (3 h. 1/2 du soir) soumise à l’irrigation continue intra-utérine avec la solution pliéniquée à 1 p. 100. La. température du soir ne dépasse pas 38°, 4, et le lendemain matin elle est retombée à la normale. Dans la matinée du 17, G... ressent de vives douleurs utérines, et vers midi la sonde à injection intra-utérine est chassée de l’utérus; nous essayons de la réintroduire, mais le placenta qui s’engage de plus en plus obture le col de telle sorte que nous laissons la sonde dans le vagin.
Nous voyons alors (comme dans les observations VI, XI, etc.) la température monter graduellement depuis trois heures du soir jusqu’à huit heures et demie ; à ce moment le thermomètre marque 39°, 5 dans l’aisselle; le pouls est à 130 ; la langue est sèche, la céphalalgie intense. A plusieurs reprises surviennent des frissons sans claquement de dents. Nous enlevons alors la plus grande partie de la masse placentaire et nous pouvons réintroduire la sonde dans l’utérus. L’ascension de la température continue néanmoins, en vertu de la dose de produits septiques antérieurement absorbée. A 2heures du matin, 40°, 9. Mais le 18 au matin nous notons une chute de près de 4°, chute déflnifitive. L’examen de la courbe montre qu’à partir de ce moment nous sommes maîtres de l’infection. Le 19, le 20, le 21, le 22, la température n’atteint pas une seule fois 38°.
L'irrigation est suspendue définitivement le 23.
Dès le jour de son entrée, G... nous avait frappés par son excitation. Elle avait été prise brusquement, le 17 au soir, d’une douleur vive et bien localisée à la partie antéro-latérale gauche de la poitrine, douleur accompagnée d’une dyspnée intense et suivie les jours suivants
de l’expectoration de crachats hémoptoïques et de signes locaux dénotant l’existence d’une embolie pulmonaire.
Le 24, le 25 et le 26. Symptômes de manie. G... assure qu’elle est morte et refuse toute espèce d’alimentation. L’examen des urines montre qu’il n’y a pas d’albuminurie.
Le 27. La manie a complètement disparu.
Le 28. Douleurs vives dans le mollet gauche, œdème blanc, douloureux, de tout le membre. La phlegmatia reste localisée au membre gauche et cède en trois semaines au traitement institué par M. Pinard : immobilisation, enveloppement du membre dans des compresses trempées dans une solution saturée de chlorhydrate d’ammoniaque.
Observation XIII.
(Recueillie dans le service de M. le Dr de Beurmann.)
4e grossesse; avortement de 4 mois en ville; entrée à l'hôpital quinze jours après pour des accidents septicémiques consécutifs à la rétention du placenta ; irrigation continue intra-utérine; guérison.
A..., 35 ans, enceinte pour la quatrième fois, fait chez elle, il y a quinze joifrs, un avortement de quatre mois. Après avoir été soignée pendant tout ce temps par une sage-femme qui faisait une seule injection vaginale par jour et appliquait sur le ventre des cataplasmes laudanisés, A... est envoyée à l’hôpital Lariboisière, le 29 août, dans le service de M. Siredey, suppléé par M. le Dr de Beurmann. L’état général est tel, et les renseignements fournis par la malade, qui parle à peine le français, sont si incomplets, qu’on pense tout d’abord à une fièvre typhoïde. Température à l’entrée, 39°, 6 ; pouls, 120. Ventre ballonné et douloureux à la pression, surtout au niveau de la fosse iliaque droite. Diarrhée. Langue sèche, dents fuligineuses. Congestion pulmonaire intense. Abattement très marqué. L’attention ne tarde pas cependant à être attirée par un écoulement vaginal très fétide. Au toucher, on trouve le col de l’utérus gros, douloureux, entr’ouvert, mais on ne sent dans le col aucun fragment de placenta. Néanmoins, soupçonnant que la rétention du placenta pourrait bien être la cause de tous les phénomènes observés, M. de Beurmann prescrit des injections vaginales toutes les deux heures avec une solution de sublimé au 1/2000 et une injection intra-utérine matin et soir. Le 31 août, trois jours après son entrée à l’hôpital, A... expulse le matin un fragment de placenta putréfié, du volume d’une noix ; dans
l'après-midi du môme jour, la température tombe à 36°, 8. On continue le même traitement, mais, contrairement à ce qu’on attendait, de nouveaux frissons surviennent, et la température atteint, le 1er septembre au soir, 39°, 8; le 2 septembre au matin, 39°, et le même jour, à 8 heures du soir, 40°. Parallèlement, l’état général s’aggrave et la septicémie est en pleine évolution. C’est alors que M. Morel Lavallée, interne du service, nous prie de voir avec lui la malade et de la soumettre à l’irrigation continue.
L’irrigation, commencée le 2 septembre, à 8 heures du soir, avec une solution de sublimé à 1/4000, est continuée sans interruption jusqu’au 4, à 8 heures du matin. La température, à ce moment, atteint 37°, et il s’est produit une amélioration telle de l’état général, que, pour laisser reposer la malade, nous croyons pouvoir sans inconvénient suspendre l’irrigation. Nous nous bornons à prescrire des injections vaginales toutes les deux heures avec la solution phéniquée à 1/100.
Le soir même, la température atteint 40°, après un nouveau frisson. Le 5, au matin, 39°, 2; à midi, 39°.
L’irrigation continue intra-utérine est alors reprise, la malade ayant été transportée dans le service de M. le Dr Gérin Roze, où MM. Chartier et Potocki ont bien voulu surveiller le traitement.
Le 6, au matin, après quatorze heures d’irrigation, la température est revenue à 38° ; l’irrigation ayant été suspendue de midi à 8 heures du soir, la température est remontée à 39°, 4 à 2 heures. On la reprend à 8 heures du soir, le 6, jusqu’à 10 heures du matin, le 7. A ce moment, la température est revenue à la normale. La malade entre en convalescence et trois semaines après quittait l’hôpital, entièrement guérie.
Observation XIV.
Primipare enceinte de 8 mois ; présentation du sommet O. /.JD. P.; accouchée et infectée dans le service; septicémie débutant le deuxième jour ; irrigation continué intra-utérine pendant neuf jours ; guérison.
Marguerite N..., 25 ans, primipare. Présentation du sommet O. I. D. P. Accouchement à 8 mois 1/2, le 12 décembre, à 5 h. du soir, dans le service. Enfant vivant. Délivrance naturelle.
Cette femme a été infectée dans le service, de la même façon que la malade.de l’observation XVIII* par l’interne qui donnait en même
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