ONZIÈME OBSERVATION
Symptômes d' arachnoïdite. — Combinaison du traitement antiphlogistique et des lavemens avec le quinquina. — Terminaison par la guérison.
La jeune Sommer eux , demeurant place du
Chantre, n° 20, est à peine parvenue à sa troisième année; son intelligence est développée, Sa peau colorée, son caractère gai, et le seul accident qu’elle éprouve est un dévoiement assezcoiisidérabledont elle est atteinte depuis l’âge le plus tendre; elle va habituellement à la selle deux ou trois fois par jour.
Dans la première semaine de janvier 18^3 on s’aperçoit que l’enfant est plus triste qu’à l’ordinaire. Elle n’indique pas de douleur fixe ou vive vers une partie déterminée , mais elle se réveille en sursaut au milieu de la nuit, témoigne alors par ses cris éprouver la terreur la plus grande, et tombe bientôt après dans un sommeil agité, quoique assez profond pour qu’il soit difficile de la réveiller.
La face est rouge, les artères carotides battent avec force, l’état des organes gastriques est à peu près le même qu’habituellement. Le 1 1 janvier, tous les symptômes de l’arachnitis se déclarent avec les mêmes phénomènes que chez les sujets des trois observations précédentes; seulement ils marchent d’une manière plus lente, et la maladie se manifeste toujours avec la même alternative de rougeur et de pâleur que j'ai déjà signalée.
Les sangsues appliquées en grand nombre derrière les oreilles et à l’épigastre, les fomentations émollientes sur l’abdomen, les vésicatoires aux cuisses, les synapismes aux pieds, etc., sont employés sans succès; les lavemens avec le
quinquina en substance sont encore suivis d’effets non moins avantageux» et tout aussi prompts que dans les cas précédens* L’enfant jouit actuellement de la meilleure santé; mais conserve la diarrhée qu elle n’a jamais cessé d’avoir.