‹ De l'irritation encéphalique des enfans, ou considérations sur les causes, les symptômes et le traitement de la maladie désignée successivement sous les noms de convulsions internes, de fièvre cérébrale, d'hydrocéphale aiguë, d'arachnoïdite, etc. Mémoire lu à l'Académie Royale de Médecine de ParisChapitre 14 sur 30 · DOUZIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

DOUZIÈME OBSERVATION

Symptômes dé ara c /moi dite chez un sujet qui en d été guéri une première fois. — Intermittence peu prononcée . — Traitement antiphlogistique et lave mens avec le quinquina ^ ne prévenant pas la mort.

V. Prot , dont j’ai précédemment donné l’histoire (obs. VIII) ^ éprouva, le 28 septembre 1 822 et quatre ou *cinq mois après la guérison de l’ulcère de sa tête, une éruption anomale et dont il est difficile de préciser la nature. Cependant , comme il régnait alors un assez grand nombre de rougeoles, je crus devoir rapporter à la maladie dont il s’agit la phlegmasie cutanée que j’observai. Je le fis avec d’autant plus de raison que la toux , l’ophtalmie et le corysa qui Se manifestaient en même temps, semblaient confirmer ce jugement. Quoi qu’il en soit, l’agitation, le délire qui se déclarèrent, la somnolence qui s’y joignit , me firent craindre la réapparition d’une congestion cérébrale , et je n’avais en effet que trop à la redouter. Le lendemain tous les accidens de la première maladie parurent avec une intensité nouvelle. Seulement il

( iC> ) s

ri y eut pas d* alternatives de rougeur et de pâleur. Les évacuations sanguines , les dérivatifs n’eurent aucuns résultats avantageux.

Appelé le soir en consultation , M. le docteur Jadelot ne s’opposa pas à l’emploi des lavemens avec le quinquina , qui ne réussirent pas mieux que les autres moyens ; et la mort eut lieu le lendemain matin ier octobre, après quatre jours de maladie.

Malgré mes instances réitérées je n’ai pu obtenir l’ouverture cadavérique.

Page 1