‹ De l'irritation encéphalique des enfans, ou considérations sur les causes, les symptômes et le traitement de la maladie désignée successivement sous les noms de convulsions internes, de fièvre cérébrale, d'hydrocéphale aiguë, d'arachnoïdite, etc. Mémoire lu à l'Académie Royale de Médecine de ParisChapitre 15 sur 30 · TREIZIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

TREIZIÈME OBSERVATION

Diarrhée suite d’une mauvaise alimentation.

— - Araclino'idite. de la,è convexité et de la base. — Traitement nul pendant les premiers jours.

■ — - Traitement antiphlogistique combiné avec les lavemens de quinquina dans la nuit qui précédé lamort. — Autopsie cadavérique. — Nulle trace de gastro-entérite.

L’enfant G...., rue Montesquieu, n° 8, parvenue son sixième mois , mis en nourrice à quelques lieues de Paris, prend peu de lait , seul aliment qui convienne dans un âge aussi tendre , et est nourri avec des potages, des panades, etc.; il éprouve depuis dix jours une diarrhée opiniâtre. On le ramène â Paris le ier juillet 1822 , dans un état voisin de la mort. Je- suis appelé conjointement avec M. le docteur Sarîandière. Le ventre est souple, la langue pâle., la chaleur de la peau peu

développée ; cependant l’existence de la diarrhée et sa manifestation avant les accidens cérébraux nous font croire que ceux-ci ont d’abord reconnu pour cause une entérite ou du moins une colite. Des fomentations émollientes , de la glace sur la tête, des sangsues sur le ventre et derrière les oreilles , des révulsifs aux extrémités ne calment pas les accidens.

Dans la nuit, et quoique je n eusse point remarqué d’ alternatives de rougeur et de pâleur , je propose les lavemens avec le quinquina ,, nous les employons ; mais la mort n’en a pas moins lieu quelques heures après leur administration.

L’autopsie cadavérique nous a donné les résultats suivans :

Viscères abdominaux sains. M. Sarîandièrè assure cependant que la membrane interne de l’estomac est ramollie et épaissie. Pour moi je la trouve dans l’état naturel. Les intestins sont, ditil, très-rétractés dans quelques points et dilatés par des gaz dans d’autres ; mais je ne regarde pas comme des lésions pathologiques ces phénomènes que je crois avoir rencontrés dans tous les cadavres. Il en est ainsi du rectum.

Les appareils respiratoires et circulatoires sont dans leur état physiologique.

La dure-mère est très-adhérente au crâne; deux onces environ de sérosité s’échappent lors de l’incision de cette membrane, qui ne paraît pas être enflammée. Les sinus et les veines de la surface cérébrale sont gorgés de sang.

L’arachnoïde rouge, injectée dans toute son étendue crânienne, est manifestement phlogosée. Elle présente dans quelques points des plaques rouges bien prononcées. L’arachnoïde de la base et du cervelet est également injectée, mais non suppurée ou épaissie. Il n’y a pas de sérosité dans les cavités cérébrales. Le cerveau mou , comme à cet âge, ne présente, non plus que le méso-céphale, aucunes traces d’abcès ou d’épanchement. La cavité du rachis n’est pas ouverte.

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