Le cerveau , il est vrai, a été trouvé exempt
de toute lésion apparente dans beaucoup de cas de cette nature ; mais dans combien de circonstances n’a-t-on pas vu l’irritation causer la mort avant que la phlogose ait eu le temps de se déclarer? Le développement pathologique des vaisseaux dans un organe suppose que celui-ci a été préalablement modifié dans son tissu d’une manière grave. Son action peut donc être altérée lorsqu’il n’y a pas encore phlogose ou inflammation. La texture délicate de l’encéphale est-elle d’ailleurs si bien connue , les nuances de ses états morbides sont-elles donc si bien déter-
minées que l’on puisse, dans un cas d’arachnoïdite quelconque, assurer que le cerveau est parfaitement sain?
10. Un malade meurt après avoir long-temps éprouvé des symptômes cérébraux variés. On l’ouvre; l’arachnoïde seule est injectée, épaissie, altérée, suppurée. Mais est-ce une raison pour croire que dans les premiers temps de la maladie la lésion ait été ainsi circonscrite; que la
congestion se soit bornée à la membrane et ait
épargné le cerveau ? non , sans doute , et nous ne pouvons juger par l’examen du cadaVre que de l’état des organes malades au moment de ta mort .
1 1. L’anatomie pathologique ne fait connaître en général les maladies qu’à leur plus haut degré d’intensité. Rarement trouve-t-elle des occasions heureuses de les étudier dès leur début. C’est après la mort qu’on voit la fausse membrane du crowp , les tubercules dans la phtysie, le ramollissement dans lji céphalite, etc.; mais que savons nous encore suries états moins graves qui précèdent les funestes degrés d’affections si terribles? que savons-nous sur ce qui se passe dans les premières périodes de ces maladies internes, lorsqu’à l’extérieur de légères affections de la peau, visibles pendant la vie, se dissipent dès qu’elle est éteinte ? Nous ne savons rien ou du moins que fort peu de chose; et ce peu de chose, c’est dans
îc plus grand nombre des cas l’analogie qui nous l’apprend. L’appréciation exacte de3 symptpiïies et des lésions de fonctions sont en effet les sçulf naoyçns qui nous &oTient offert^ pour juger de l’état pathologique des prganes profondément
placés. • . •• . -j
.,.,12. Si î’ai donné à mes observations le litre
de symptômes d’arachnoïdite , je n’ai donc pa^ voulu assurer par là qu’elles aient toujoiy^ e,u rapport a. une inflammation des meujngçs^^&ÎS lef phénomènes que J’ai signalés se rapportent jspécialemeut à c.epx qiie l’on rattachée plps orçunaircnient aux lésions de l’açacli n o'ùle.
i5. Je crois pouvoir poser en principe : . ,
A. Que tout organe très-irrité peut déterminer une stimulation et une congestion cérébrales ac-
de f estomac et du tube intestinal est la cause là plus fréquente de l’irritation morbide dé l’encéphale (obs. 1,11, III, etc.). Àjouÿns quUne mauvaise alimentation peut en cohsequéncè detéiminer sympathiquement et par la médiation du tube digestif les accidens cérébraux que j ai signalés. Aussi les symptômes de larachnoidite se rencontrent-ils très-souvent chezies jeunes enfaus auxquels on donne d’autres àliriiens qüé Jé lait de leur nourrice ( obs. IV, XIV , etc. )