C. Que le travail de la dentition est une éaüse
très-fréquente d’accidens cérébraux fobs. XIY);i ce qui s explique facilement pas l’extrême douleur dont demi piton des dents est souvent accompagnée^ BJneobservation consignée dans la quatrièmelettre de M. Lallemand^ et extraite de l’ouvrage dé M. Itard , fait mention d’une oclontalgié qui s’est manifestée avant l’apparition d’une affection cérébrale, que le professeur de Montpellier regarde comme primitive à la douleur dentaire. Je ne puis partager l’avis de ce praticien distingué. A mes yeux c’est la violence de l’odontalg i e q il i ‘ti été le s o u r c e de l’irrita tion des organes encéphaliques. 11 paraît en avoir été ainsi dans
un cas remarquable cité par M. Scouttetten ( Journal univers ., janvier i82'3.)
D. Que l’otite interne détermine souvent des phénomènes identiques { observations de Sabatier, de MM. Itard. La llêmand; etc.)
- rE. Que la suppression de la teigne faveuse peut être suivie de symptômes d’arachnoïdite (obs. V et beaucoup d autres consignées dans les auteurs). - ■ ^ -i. i'i’..- ; - liü.z >'i ■ . ■)
F. Quei l’irritation de là peau par un exanthêmé
|ue dans les rougeoles], les varioles in te uses, ï\ est rare que les malades ne délirent pats, etc.
; 41* Malgré l’assertion de MM. Parent et Marti* net , je suis fondé à penser que de tous les âges e est celui de la première enfance où on rencontre le plus souvent Jes symptômes d’aèaeh*
noïdiîe. Peut-être aussi à cette époque de la vie l’irritation cérébrale prend elle ordinairement cette forme tandis que plus tard elle en revêt une différente. Peu de maladies graves sont plus communes chez les enfans très-jeunes que l’affection dont il s’agit; je l’ai observée plus de vingt fois dans ma pratique, et certes je ne l’ai pas rencontrée à beaucoup prés aussi souvent chez les adultes ou les vieillards. Chez ces derniers l’apoplexie s’est bien plus fréquemment offerte à mon observation ( obs. XV ). Dimensions considérables de l’encéphale, douleurs de la dentition , sensibilité très- développée , impressions nouvelles et multipliées, développement de l’intelligence, estomac et intestins peu accoutumés à la plupart des substances alimentaires qu’on y ingère, etc.; toutes ces causes réunies, signalées déjà tant de fois, rendent raison de la fâcheuse disposition des jeunes enfans aux affections encéphaliques.
Parmi les symptômes les plus graves que détermine l’excitation cérébrale dangereuse qui fait le sujet de ce Mémoire, il en est un bien fâcheux sur lequel je crois devoir appeler l’attention du praticien observateur, je veux dire un certain roulement d’yeux bientôt suivi d’un regard fixe et dirigé constamment en haut. L’enfant étendu sur son lit ne détourne pas sa vue du plafond , il paraît regarder avec attention et ne voit même pas. Cet état dure quelques secondes. La pupille
est alors généralement dilatée, les paupières eu? trouvertes. Avant l’administration des lavemens de quinquina ^ j’ai vu mourir presque tous les enfans qui mont présenté ce phénomène sw nistre.
16. L’oscillation de la chaleur dans les der* niers temps de la vie, chez les enfans qui succombent à une arachnoïditc cérébrale et surtout rachidienne, est un symptôme dont il est bien utile de tenir compte, et bien propre aussi à sanctionner les belles expériences de MM. Brodieset Chossat, relatives à l’influence de la moelle de l’épine sur la calorification. On se rappelle que, chez les animaux sur lesquels a expérimenté çe dernier physiologiste , lorsque la moelle dorsale était attaquée, la chaleur baissait, puis remontait au-dessus de son type initial, ce qui avait lieu à plusieurs reprises. C’est ce que j’ai observé chez beaucoup de malades , mais prin-* cîpalement chez le jeune CL. «qui était atteint d’une arachnoïdite cérébrale et spinale.