‹ De l'isomérieChapitre 27 sur 31 · CL2(H2()2)4(C12H · texte numérisé non relu

CL2(H2()2)4(C12H

formule qui indique un alcool tétratomique, capable dès lors de se combiner aux acides, comme les acides nitrique, sulfurique et même acétique, ainsi que vient de le démontrer M. Schützenberger.

En résumé, peuvent être isomériques entre eux :

1° Les alcools proprement dits.

C2nH2n(fl2()2) p

Dérivés par substitution des carbures :

C2nH2n(H2)p

2° Les alcools d’bvdratation.

f<2nH2n(H202)

Dérivés par addition de :

3° Les alcools secondaires, tertiaires, etc., dérivés par substitution d’un carbure à l’hydrogène dans les alcools qui précèdent, ou par addition, soit d’un carbure, soit d’hydrogène aux aldéhydes et aux acétones :

G2nH'2m (0’H2>n’) OP et OH2'U(H-’jO|>.

4° Les alcools pyrogènés ou phénols.

Kl. — De l’isomérie clans les aldéhydes et les acétones.

Les aldéhydes et les acétones, corps incomplets, sont susceptibles, d’après leur nature même, de fournir des cas nombreux et variés d’isomérie.

Kappelons d’abord que ces corps peuvent être isomères avec beaucoup d’autres par simple composition équivalente; c’est ainsi, pour ne citer qu’un exemple, que l’aldéhyde éthylique

présente un semblable rapport avec l’acide butyrique, C8H804 ; avec l’éther éthylacétique , C4H4 (G4H404) ; avec l’acide amylcarhonique , C'°H10 (C2H206); avec l’acide leucique Cl2Hl206; avec la monovalérine, C16Hl608, etc., etc.

La théorie indique que les cas de polymérie véritable doivent être fort nombreux. Voici quelques faits acquis à la science.

L’aldéhyde éthylique abandonné à lui-même dans des tubes scellés se transforme en deux modi fications polymériques, l’une cristallisée, la métaldéhyde; l’autre liquide, la paraldéhyde. La composition de ce dernier corps devrait, d’après la densité de vapeur, être représenté par la formule :

Ce corps, distillé avec une trace d’acide sulfurique, se transforme de nouveau en aldéhyde ordinaire.

Lorsque l’aldéhyde est abandonné au contact de l’acide sulfureux, ou même d’un acide étendu quelconque,il se chang*e en une troisième modification polymérique, l’élaldéhyde, qui a une densité de vapeur triple de celle de l’aldéhyde, mais qui est cristallisée.

C’est peut-être ici le cas de rappeler que le chloral peut se transformer en un corps solide, inodore, jouissant de la propriété de reproduire son générateur quand on le chauffe à 200°.

L’essence d’amandes amères nous offre également un très-bel exemple de polymérie. On rencontre en effet dans l’essence brute une substance particulière, la benzoïne : ce corps n’est autre chose que le dialdéhyde benzoïque :

C28H1204 = 2(C‘4HG02) = C«4HG02(C14H602).

11 s’obtient directement, d’après M. Zinin , en traitant l’hydrure de benzoïle par une solution alcoolique de cyanure de potassium; or, de même

que le paraldéhyde reproduit son générateur, de même aussi la benzoïne peut reproduire l’essence d’amandes amères, ce qui a lieu, par exemple, quand on dirige ses vapeurs dans un tube chauffé au rouge sombre.

Les aldéhvdes sont métamères avec un certain

nombre de corps, tels que les alcools homologues de l’alcool acétylique qui leur correspondent; c’est ainsi que l’aldéhyde ordinaire est métamère avec l’alcool acétylique de M. Berthelot C4H2(H202) ; de même l’aldéhyde propylique C6H602 est métamère avec l’alcool allylique G6H4(H202) de MM. Cahours et Hoffmann, etc.

Lue généralisation du même ordre peut être faite à l’égard de l’isomérie avec les acétones; tel est le cas de l’aldéhyde propylique comparé à l’acétone, de l’aldéhyde butyrique avec l’acéto-propione, etc.

Un cas très-net de kénomérie doit être rappelé ici, je veux dire l’isomérie de l’aldéhyde avec l’oxyde d’éthylène de M. Wurtz, ce dont on peut se rendre compte en remontant aux générateurs.

M. Chancel a désigné sous le nom de butyral un corps qui prend naissance dans la distillation du butyrate de chaux; ce butyral se rapproche tellement de 1 aldéhyde butyrique qu’à l’origine ces deux corps avaient été confondus, mais il n’y a là en réalité qu’une isomérie.

La série aromatique nous offre un grand nombre

(t) Journal de pharmacie , 3e série, t. VII, p. 115 et 348 ; 1845.

<1 aldéhydes, qui présentent entre eux et avec des corps de fonctions mal connues, des relations d’isomérie proprement dite : les huiles volatiles nalurelles d’anis, de fenouil, d’estrngon, de cumin, sont des corps qui ont la même densité de vapeur, le même équivalent, des points d’ébullition fort peu différents; bref, ils répondent tous à la formule de l’aldéhyde cum inique :

Mais certaines propriétés organoleptiques suffisent déjà pour établir entre eux une différence marquée, différence que l’étude des autres propriétés chimiques rend plus notable encore. En effet, tandis que l’essence d’anis cristallise à 18°, les autres ne se solidifient pas à zéro; d’autre part, l’aldéhyde cuminique, en absorbant l’oxvgène, se transforme en acide cuminique :

C20Jp 2Q2 j fj2 = C20H12Q4;

or, avec les autres corps, dans les mêmes circonstances, on obtient des produits, souvent complexes, dans lesquels dominent les acides ainsique, acétique, etc. :

O 20 H 1202 | 0» = CIGH8f;6 -P C4|(404.

Il y a plus; ces aldéhydes naturels peuvent, sous certaines influences, se transformer en des corps isomériques nouveaux : lel est le cas de 1 aldéhyde ainsi que sous linlïuence du chlorure de zinc.

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