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CHAPITRE II

ISOMÉRIE CHIMIQUE.

La définition que j’ai donnée de l’isomérie physique me permet maintenant de définir rigoureusement l’isomérie chimique: on doit comprendre sous ce nom les corps isomères qui sont doués d’un ensemble de propriétés chimiques particulières à

T) Uerlhelot, Leçons de la Société chimique, 1864-1865, |>. 16.

chacun d eux et qui peuvent notamment être engagés dans les combinaisons avec leurs caractères spéciaux, de façon à être régénérés au besoin avec leurs propriétés initiales.

J’ajoute cependant qu’il n est pas nécessaire que cette propriété se retrouve dans toutes les combinaisons, mais qu’il suffit qu’elle persiste dans un seul cas bien déterminé ; que si, par exemple, cette circonstance se présente dans une combinaison pour deux corps donnés, i’isomérie de ces derniers est une isomérie chimique, alors que dans tous les autres cas, ces deux corps sont retirés de leurs combinaisons sous un étal rigoureusement identique.

Les cas d’isomérie chimique étant très-nombreux et souvent fort différents les uns des autres, il est nécessaire d’établir ici des divisions convenables pour en faciliter l’étude. — On peut établir deux grandes sections : dans la première, placer les corps isomères qui ne présentent entre eux aucune relation générale, ce qui constitue la classe des compositions équivalentes; dans la seconde, viennent se ranger des corps isomères dont on peut prévoir les générateurs prochains ou qui présentent dans leurs propriétés un certain nombre de réactions communes et générales ; cette seconde section comprenant : 1° la polymérie, 2 " la métamérie , 3° la kénomérie, 4° l’isomérie proprement dite.

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