CHAPITRE II
Eau et obésité.
l'influence de l’eau sur l’obésité dont les données sont si nettement exposées dans un travail de Callamand (1).
- Les expériences de Debove et Flamand (2) peuvent être considérées comme absolument démonstratives. La noton inexacte que l’eau fait engraisser, soutenue
par tant d'auteurs en France et à l'étranger, reposait sur ER ” ) 2
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les travaux bien peu scientifiques de Dancel qui avait
. emprunté à Boussingault des conclusions que ce savant navait jamais formulées. | Un grand nombre d’expérimentateurs sont venus
4 = défendre les idées de Dancel, et il est surprenant d'avoir
à citer parmi eux Ebstein (3), C. Paul (4), Dujardin- Beaumetz, Œrtel (5). | Ce dernier nous cite des exemples de malades qui ont
(1) CALLAMAND. Rôle de l'eau dans la nutrition. Paris, 1887.
(2) DRBOVE et FLAMAND. Soc. méd. des hôp., 11 décembre 1885 et 26 mars 1886. É à
(3) EBSTEIN. De l'obésité et de son traitement. Trad. fr., Paris, 1883.
(4) C. PAUL. Société méd. des hôp., 14 mai 1886.
(6) ŒrTEL. Zherapie der Kreislaufsstorungen, 1891.
perdu 4 kilogr. 5oo en cinq jours, par la simple diminution de l’eau. Il n’est pas possible, physiologiquement, de détruire une si grande quantité de graisse en un temps si court : ce qui justifie, en outre, cette opinion, c'est que le sujet amaigri si rapidement retrouve, après quelques jours, son poids initial dès qu’il reprend de l’eau.
Il ne s’agit donc que de phénomènes d’hydratation et de déshydratation. |
Les autres boissons (alcool, vin, bière) produiront l’obésité ou l’entretiendront, en créant la dyspepsie, et non pas en augmentant l’apport des calories ou en se substituant aux graisses à la place desquelles elles se brülent.
J'ai vu un de mes amis, externe des hôpitaux, obèse, perdre 10 kilogr. en deux mois, par la seule suppression du vin, sans aucune autre modification de son régime ou de son existence.