‹ De l'obésitéChapitre 17 sur 60 · D CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

D CHAPITRE IV

6 Obésité, système nerveux et nutrition.

Après avoir fait la critique de certaines conceptions __ pathogéniques de l’obésité, il me reste à exposer celle à laquelle il me semble que l’on doive se rattacher.

ne. À toutes les époques, quelles que fussent les idées

régnantes, les doctrines, les théories, les observateurs ont envisagé les relations des maladies, leur parenté, leur filiation, leur succession. C’est cependant de nos jours qu'ont été précisées les notions d’hérédité pathologique et de transformisme par hérédité.

È A ces notions, à ces idées, on doit la création des termes arthritisme, herpétisme, neuro-arthritisme, ralentissement de la nutrition, nervosisme, névrose. Ces termes sont nécessaires actuellement, car ils répondent à l’idée de __ l’évolution de la maladie chez l’homme et au delà de lui, dans sa descendance.

Ce que nous trouvons de commun dans toutes ces conceptions, c’est une tendance à faire grandir le rôle joué par le système nerveux, jusqu’à le rendre responsable de tous nos maux. Si parfois il y a désaccord apparent, ên termis, en fait, les opinions sont les mêmes ; tous admettent que le système nerveux est le grand régulateur de la nutrition, et alors s’efface l’antagonisme apparent

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entre la doctrine du trouble de la nutrition et celle de l’herpétisme, entre la doctrine de l’arthritisme et celle de la névrose. |

La vie, c’est la nutrition ! La santé, c’est la nutrition parfaite ! La nutrition sera parfaite, lorsque tous les systèmes dont le fonctionnement entretient la vie auront un mécanisme intact; intact, parce que chacun d’eux aura le le travail auquel il peut suffire: le tube digestif, par exemple, recevant la dose exacte d’aliments nécessaires aux dépenses et la qualité d’aliments qui ne troubleront ni lui, ni les viscères qui collaborent à son travail.

La nutrition sera parfaite, lorsque leffort physique, l'effort intellectuel seront tels que l’être physique et l’être pensant pourront le réaliser, sans briser l’état d'équilibre qui est la santé.

Elle sera parfaite, lorsque toutes les excitations seront proportionnées aux réactions que l’organisme peut produire, sans souffrir.

Mais toute influence sur un appareil ou sur un viscère n’est autre qu’une influence sur le centre nerveux de cet appareil ou de ce viscère. Si elle est proportionnée, le centre nerveux n’est pas troublé, est normal dans son fonctionnement et dans ses réactions ; si elle est disproportionnée, le centre nerveux est troublé et dans son fonctionnement et dans ses réactions.

Aussitôt la nutrition se trouble, car le système nerveux a souffert. Nos connaissances ne nous permettent pas de définir d’une façon précise en quoi consiste ce trouble, mais il existe. L’émotion morale provoque la diarrhée, des palpitations cardiaques, de l’angoisse respiratoire. La

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