‹ De l'obésitéChapitre 18 sur 60 · ALTER · texte numérisé non relu

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‘peur prédispose à la contagion du mal, au cours des

grandes épidémies : dans ce cas, une influence psychique aura -altéré toutes les réactions sensitives, sensorielles, motrices, vaso-motrices, sécrétoires et trophiques du système nerveux et la maladie peut paraître. Elle survient, parce que la nutrition, qui n’est que la synthèse de toutes ces réactions normales, est altérée.

Ceux qui aujourd’hui font intervenir les ferments dans

toutes les fonctions de l'organisme sont, eux aussi, obligés

d’invoquer, en dernière analyse, le système nerveux.

M. Bouchard (1) a dit : « D’un bout à l’autre de la série des métamorphoses organiques constitutives du corps, on trouve l’action successive des ferments hydratants et déshydratants. Ces actions ne s’accompagnent pas toujours d’oxydations ; elles se font souvent en milieu réducteur. Mais la phase de réduction est transitoire, et pour les matières qui tendent à l’état excrémentitiel, l'oxydation est accomplie par les oxydases..….. Cest là le cycle complet de la nutrition... L'élaboration du ferment n’est pas en soi un acte vital; ce qui est vital, c’est peutêtre la formation du ferment, c’est certainement la mise en jeu de ce ferment par le système nerveux. »

La notion de l'influence du système nerveux sur la nutrition, qu'il règle par son action sur les viscères, sur le sang, sur les cellules, sur toutes les activités vitales, apportera de la clarté dans cette question si difficile d’une étude pathogénique.

Lorsque l'équilibre nutritif est rompu, la manifestation

(1) Traité de pathologie générale, publié par CH. BoucHARD, t. III, 1'e partie, p. 362.

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morbide qui survient varie selon le sujet ; nous ne savons pas pourquoi tel terrain est favorable à une maladie déterminée. Mais n’ignorons-nous pas pourquoi, chez lun, l'émotion provoque la sécheresse de la bouche, chez un autre, une salivation abondante, chez un troisième, la rougeur du visage, chez un quatrième, la pâleur ?

La difficulté est la même au sujet de l’obésité. Nous ignorons pourquoi telle femme engraisse, à chaque grossesse, alors que chez telle autre, la grossesse provoque des troubles psychiques.

L’obésité sera donc un symptôme d’une nutrition troublée, au même titre que l’asthme, le diabète, la goutte ou qu’une autre des manifestations morbides rangées dans les maladies par ralentissement de la nutrition, les maladies neuro-arthritiques ou dans la famille névropathique.

Cette conception éclairera l’étude étiologique de lengraissement pathologique et de l’obésité, survenant sous des influences aussi diverses qu’une grossesse, des émotions, une maladie aiguë, des privations, un traumatisme. Sous toutes ces influences, la nutrition normale peut être altérée, et pour rétablir équilibre nécessaire à la disparition de l’obésité, il ne suffira pas de diminuer la ration alimentaire ou de surmener les muscles : cette thérapeutique considère, en quelque sorte, la graisse comme indépendante de l'être vivant; les résultats qu’elle procure sont arüificiels et passagers.

La graisse doit disparaître spontanément par le retour à une nutrition normale.

% CHAPITRE V 17 \ : Eur

Preuves cliniques de l'influence du système nerveux Ü sur l’engraissement. | 1e

È ‘ ie Les preuves de l’influence du système nerveux sur #. Paccumulation de la graisse, fournies par la clinique, sont °2 | très nombreuses. Les unes démontrent le rôle du système ‘1 : ‘A 2 nerveux dans. la formation de ladipose localisée ; les LR autres démontrent son rôle dans la formation de l’ HobPee É: généralisée. | Die 4 ‘- 4 | | & 2 ! 3 ! È \ ‘3 x A. — L’adipose sous-cutanée localisée, que Landouzy ie

à assimile à un trouble trophique, au même ütre que les #ÈR différentes altérations ou éruptions cutanées, a été signalée par Bonnefin (1)en 1860, par Béziel (2) en 1864, par Collette (3) en 1872, et étudiée avec méthode par 4 Vergnes (4). Ce dernier a noté l’existence d’adiposité 3 sous-cutanée localisée dans presque toutes les amyotro-

phies, dans les atrophies musculaires consécutives à des

arthrites, à des névralgies sciatiques, à des hémorrhagies 73

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