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I. — La dernière preuve de l'influence du système

nerveux sur l’accumulation de la graisse me sera fournie par une très curieuse observation de Weir Mitchell (1). . Elle concerne une fille de 12 ans, chez qui le tissu adipeux faisait complètement défaut dans la moitié supé-

() Werr MITCHELL. American Journal of medical Sciences, p. 105, vol. XC, juillet 1885.

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rieure du corps, alors qu’il était normal dans toutes les autres régions.

L’intégrité de la peau, des masses musculaires et du

squelette semblerait démontrer la possibilité de centres :

nerveux distincts, capables d’empêcher la formation de la graisse, ajoute Weir Mitchell, qui propose de les localiser dans le segment postérieur de la moelle, à cause des zones d’anesthésie que l’enfant présentait au niveau des deux bras. |

OBSERVATION DE Weir Mircnezz

B. C..., âgée de 12 ans, a deux frères en bonne santé. Elle a été nourrie au biberon ; la dentition fut normale et régulière. Elle n’a marché qu'à l’âge de deux ans. Elle a eu la coqueluche à l’âge de trois mois.

En 1878, elle se refroidit et se met à tousser ; la toux avec expectoration dure trois mois environ ; elle reste faible et amaigrie après cette maladie. L'été et l'hiver qui suivent, la maigreur s’accentue, surtout au visage : ce fait attire l'attention des parents qui, en 1879, constatent le désaccord entre l’amaigrissement de la moitié supérieure et de la moitié inférieure du corps.

Elle a des sueurs très abondantes lo jour et la nuit, sueurs qu'aucun traitement ne modifie.

Depuis, elle a grandi, son poids s’est accru, malgré la persistance de cet amaigrissement localisé. Elle fait de bonnes études : elle est plus active et plus vigoureuse que ses camarades.

État actuel. — Son teint est clair; elle paraîtrait normale, s’il n’y avait pas d'amaigrissement. L’appétit, le sommeil sont bons; estomac et intestins fonctionnent bien. La dentition est excellente; pas de rachitisme.

Il y a une absence complète de graisse dans la moitié supérieure du corps, surtout remarquable au visage, dont l'apparence est celle d’une figure de vieille femme.

Les bras sont dépourvus de tout tissu adipeux ; il en est de même pour la poitrine. Les masses musculaires sont bien développées ; le squelette est fortement constitué.

Sa force est suffisante pour lui permettre de se suspendre par les bras. Tout le reste du corps est normal. Les cheveux, les ongles ne sont pas altérés.

Aucune déviation de la colonne vertébrale. Les mouvements du tronc sont souples, aisés, faciles. Les réflexes sont normaux ; le réflexe abdominal est également normal.

Elle n’a pas de réflexe mentonnier.

Aucune secousse fibrillaire.

Sensibilité intacte, sauf aux deux avant-bras, où sur le bord cubital il y a de l'hypoesthésie.

Elle localise bienles contacts ; les réactions aux courants galvanique et faradique sont normales.

Les urines ne renferment ni sucre, ni albumine.

A l’hypothèse de W. Mitchell, admettant que le tissu

graisseux peut disparaître sous l’influence d’un centre nerveux spécial, se rattache l’hypothèse de l'accumulation de la graisse sous l'influence de ce même centre.

Dans un cas, on serait en droit d'admettre que la destruction des graisses est exagérée, à cause de sa suractivité fonctionnelle ; dans l’autre cas, c’est à son inhibition que serait due l’adipose.

J. — Chez tous les obèses on constate l’existence de symptômes de névrose ou de neurasthénie.

Sois d'A

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