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samment riche pour couvrir les dépenses de l'organisme, d’une digestion demandant au tube digestif, toujours souffrant chez l’obèse, un minimum de travail.
Chez tous les malades, sauf chez enfant de 7 mois, nourri au sein, l’alimentation consista en 2 litres de lait sucré sans où avec 1, 2, 3... b, 6 œufs, selon l’âge et le travail du sujet.
On a toujours comparé le chimisme gastrique de sujets soumis à un repas d’épreuve imvariable. Il est indispensable d'agir de même, lorsqu'on étudie la nutrition : si cette habitude se généralisait, il serait plus facile de comparer entre elles les recherches des auteurs.
Nous ne pouvons plus nous contenter, comme par le passé, de renseignements relatifs aux corps contenus dans urine, sans connaître les ingesta et non pas seulement leur composition chimique, mais encore leur nature. L’élimination azotée est, en effet, variable, selon la forme sous laquelle on fournira l’azote à l’organisme.
Un même nombre de grammes de matères albuminoïdes ne fera pas le même nombre de grammes durée, selon qu'il est fourni par tel ou tel aliment, plus ou moins aisément absorbé, plus ou moins facilement assimilable.
M. Bouchard a écrit autrefois que chez 59 obèses observés par lui, l’urée était 15 fois normale, 30 fois diminuée, 14 fois augmentée. Il a critiqué lui-même, dépuis, ses observations ; car l’urée varie avec l’alimentation et dans cette appréciation du taux de l’urée, 1l n’était pas tenu compte de l’aliment.
Bien souvent, on voit soigner, comme hypoazoturiques ou comme azoturiques, des malades, que l’on devrait consi-
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dérer comme normaux au point de vue de l’excrétion de l’urée, si l’on prenait la peine d’estimer la richesse azotée de leur alimentation.
J’ai examiné le plus souvent les urines le 3° jour de l'alimentation d’épreuve, pour être dans les meilleures conditions d'expérimentation.
À la rigueur, lorsque le régime du lait et des œufs est désagréable au malade, on peut utiliser les urines du 2° jour. Je les ai encore examinées le 5° et le 6° jour, après le début de l’alimentation d’épreuve.
On ne doit jamais conclure après une seule analyse. J'ai montré que, chez l’enfant, avec un régime constant, il y a des variations quotidiennes dans le taux de V'urée (1).
Si, par contre, chez l'adulte normal (2) il n’en est pas de mème, la fixité de l’urée étant remarquable, avec un régime invariable chez l'individu dyspeptique, il y a des varialions assez notables, d’un jour à l’autre, pour nécessiter deux à trois analyses, avant de poser des conclu- SIOns.
L'analyse des urines a toujours porté sur la totalité des urines émises en vingt-quatre heures, car la teneur d’un échantillon varie selon l’heure où il a été recueilli.
Le dosage de l’azote total a été fait avec la méthode de Kjeldahl. Pour les dosages du carbone, j'ai utilisé l’appareil imaginé par le D' Desgrez (3). Je donnerai plus loin la description de cet appareil et son mode d'emploi.
(1) G. LEVEN. Comptes rendus de la Société de biologie, 1900, p. 948.
(2) Zbidem, 2 février 1901.
(3) Je tiens à remercier ici M. le professeur agrégé DESGREZ, dont les congeils m'ont été si précieux pour toutes mes recherches chimiques.
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Les analyses ont été faites au début du traitement et pendant la période où le malade a suivi un régime pour maigrir. Elles m'ont conduit à poser un certain nombre de conclusions.
__ La nutrition des obèses (à obésité non compliquée) ne difière pas de la nutrition normale, au point de vue des coefficients urinaires. :
Chez tous, le volume des urines est normal. Il est de 1,400 à 1,450 gr. pour 2 litres de lait.
Le taux de l’urée est proportionnel à la richesse azotée
de l’alimentation.
Pendant la semaine où une malade âgée de 68 ans, mesurant 1%,48 et pesant 98 kilogr., perd 2 kilogr. 800,
la quantité d’urée (avec alimentation d’épreuve invariable)
. est la même que la quantité excrétée pendant les quatre
semaines, où elle ne perd que 4oo grammes.
F Une fois DR chez un sujet de 103 kilog., mesu-
rant 1,77, J ai trouvé les nombres suivants (alimentation : À
2 litres de lait sucré et 6 œufs) :
; VOLUME AZOTE AZOTE . URÉE Az.uRéE NA.CL EN DENSITÉ . A D'URÉE TOTAL DES — DES CENT. CUBES POUR | 1,000 POUR A 000 24 HEURES AZ: TOTAL 24 HEURES
J'ai trouvé ces nombres, un mois après le début du traitement. Le malade avait perdu 5 kilogr. 500. Dans ce cas particulier, à ce moment, il y avait azoturie; le malade excrétait plus d’azote qu’il n’en consommait.
Ce fait est à retenir, à cause des discussions qui se sont | produites, lorsqu'il s’est agi d'établir si l’on peut ou non faire maigrir sans pertes azotées.
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Pour v. Noorden et Dapper (1), on peut arriver à ne faire perdre aux obèses que de la graisse, sans provoquer la destruction des albuminoïdes. Hirschfeld (2) a contesté leurs conclusions. D’après ce que j'ai vu, 1l semble qu'avec le régime suivi par les obèses que J'ai traités, il ne se produit qu’une perte de graisse.
L’azoturie, que je n’ai rencontrée qu’une seule fois, que Dapper a observée, mais avec des rations réduites, que Hirschfeld, qui rationne ses malades, croit obligatoire, dépend peut-être d’une suractivité destructrice du foie, quand celui-ci reprend un fonctionnement normal, sous l'influence d’un régime alimentaire convenable.
Cette azoturie ne tiendrait donc pas au besoin de faire des calories, les albuminoïdes contribuant par leur propre destruction à remplacer les calories que lalimentation réduite ne peut plus fournir.
Je signalerai enfin que la quantité moyenne des urines reste la même pendant la durée de l’amaigrissement physiologique, lorsqu'on ne demande pas à la soustraction de l’eau de donner l'apparence de l’amaigrissement.
$ 2. — Valeurs des coeïficients urinaires.
J’ai étudié, chez les obèses, les différents coefficients urinaires qui permettent d'apprécier certains éléments de activité nutritive,
(1) v. NooRDEN et DAPPER, Ucber den Stoffwechsel fettleibiger Menschen bei Entfettungscuren. Berliner klin. Woch., 1894, n° 24.
(2) HrrscHkFLD. Ueber den Eiweissverlust bei Entfettungscuren. Bert. klin. Wock., 1894, p. 621. ‘
Chez l’homme sain, la nutrition active tend à augmenter le chiffre de l’urée et à faire passer tous les corps azotés urinaires à l’état durée. Cest le rapport — ee , rapport de l'azote de l’urée et de l’azote total, qui nous indique si la transformation est plus ou moins complète.
Azu < La valeur moyenne de x — 0,89. Chez les obèses que
J'ai observés, j'ai généralement trouvé un coefficient normal; souvent aussi il'a été plus élevé et a atteint 0,88, 0,90 et 0,92 même.
Je rappelleraï, à ce propos, que chez certains sujets le
< . Azu ; È , £ :
coefficient azoturique <= était normal, lorsqu'ils étaient -
soumis à l’alimentation d’épreuve, alors qu’il tombait audessous de la normale, lorsque le malade se nourrissait à
sa guise.
Dans ces conditions, chez une femme, j'ai trouvé une
Azu . 5 valeur de == = 0,67, alors que pour l'alimentation
d’é Agu épreuve, MAT
DÉRAENE: + Un deuxième rapport — indique l'énergie du foie, qui soustrait à l’albumine une partie de son carbone pour en faire du glycogène et qui enlève du carbone aux dérivés
de l’albumine destinés à s’éliminer par les reins.
La nutrition active tend non seulement à faire passer les corps azotés à l’état PURE mais à dégager le carbone des combinaisons azotées et à le détourner vers la voie intestinale. M. Bouchard attribue à Le une valeur moyenne de 0,87, les valeurs extrêmes qu'il a trouvées étant 0,64 et 1,12, chez des sujets sains.
J'ai trouvé des valeurs oscillant autour de 0,72.
Le coefficient — , rapport du carbone de lurée au carbone urinaire total, a sensiblement la même signification