‹ De l'obésitéChapitre 38 sur 60 · RL · texte numérisé non relu

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d’autres mécanismes, en dehors de la tuberculose, du cancer, de la diarrhée, de la maladie d’Addison, de l’alimentation réduite, etc...

Dans quelques cas, l’amaigrissement est si rapide que le malade peut maigrir de 15 kilogr. en 3 mois, et même de 48 kilogr. en un an. Cette diminution de poids si considérable effraie le médecin qui cherche un cancer, le diabète, la tuberculose pour expliquer. |

Cest ce qui est arrivé récemment à un des professeurs agrégés de sciences à la Faculté de médecine. Il perdit 19 kilogr. en quelques mois : il était guéri et avait retrouvé son poids normal, lorsqu'il me raconta les inquiétudes

qu'il avait inspirées à ses amis qu'il avait consultés.

Je signalerai encore la possibilité de périodes successives d’engraissement et d’amaigrissement chez un même sujet, en l’absence de toute intervention thérapeutique, de tout traitement, de tout changement de régime.

En résumé, on peut voir des sujets passér spontanément de l’engraissementà l’amaigrissement, et dans ces deux phases de leur nutrition troublée, la symptomatologie reste la même, saufen ce qui concerne l'accumulation ou la disparition de la graisse. Comme, chez les amaigris dont j'ai parlé, les symptômes essentiels vont être les mêmes que chez les obèses, les symptômes gastro-intestinaux etnerveux étant constants dans les 2 cas ; comme, enfin, une même thérapeutique fera engraisser les uns et maigrir lesautres, on est autorisé à croire qu'il n’y a pas, au point de vue pathogénique, un abîme entre deux faits en apparence si

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