ADO
l'obésité sont : diminuer les recettes alimentaires et aug-
menter les dépenses.
Ces deux propositions me paraissent en partie inexactes.
On m'objectera qu’elles doivent être vraies, puisque tous
les régimes ont pu donner des résultats satisfaisants.
Si le malade mange à l’excès, si son alimentation est susceptible par la quantité de créer la dyspepsie, il est certain que les recettes alimentaires doivent être diminuées.
Comme nous mangeons toujours trop et comme nous pouvons fort bien nous contenter pendant un certain temps du régime réduit de certains traitements de lobésité, régime réduit favorable à l’obèse dyspeptique, la
diminution des recettes alimentaires aura une heureuse
influence sur le malade qui maigrira.
J'en dirai tout autant de la deuxième proposition Elle est vraie, si le malade a une hygiène du mouvement tout à fait défectueuse, s’il est confiné dans un bureau, toujours assis, ne faisant aucun exercice. Elle cesse d’être vraie lorsqu'elle repose sur l’idée que la graisse doit être brûlée par l'exercice. Je me suis expliqué assez longuement sur ces questions (voir Pathogénie de l'obésité) pour ne pas les traiter 1c1. |
Il semble même que sur çette influence de l'exercice dans la cure de l’obésité, il se fasse un changement d’opimon. Javal (x) dit, dans les conclusions de sa thèse, «qu’il est inutile de prescrire exercice ; les obèses sont incapables de le faire assez violent pour en obtenir un effet quelconque; et à doses modérées, chez des sujets qui n’en ont
(1) JAVAL. De l'obésité, hygiène et traitement. Thèse de Paris, 1900.
un régime sévère. On réussit parfaitement chez des malades alités ».
Debove (1) a écrit : « Pour He maigrir, il faudrait que l'exercice aille j Jusqu'au surmenage et le surmenage ne doit j jamais être conseillé. »