PAUSE
Ce qui produirait par vingt-quatre heures le nombre suivant de calories :
2/Albuminoïdes. 552 460 598 644 497 8%\Hydrate de CO. 1.353 984 1.643 1.435 1.632 2e Fo : 837 930 Fr] 744 453 UE
5 TON PDT 2.978 2.823 2.604
Le nombre de calories nécessaire par jour varie donc suivant ces auteurs de 2.374 à 2.978. On adopte souvent le chiffre rond de 2.600, mais étant bien observé qu'il s’agit de la ration d'entretien, et pour l’homme au repos. L'homme devant fournir un travail aurait besoin d’un quart en plus, pour un travail pénible.
Ce tableau ne tient pas compte de la taille ni du poids du corps, élérients qui dans une certaine mesure dépendent l’un de l’autre.
Quetelet, dans un tableau bien connu, donne les relations suivantes entre la taille et le poids d’un homme bien confgrmé :
Taille ARCS OA EAMGO AMC OMRTSALSUN 10851290 Poids 52! 54 60 64 67 73 19) 85 88
C'est-à-dire que le poids doit être à très peu de chose près
DE
numériquement égal au nombre de centimètres de la taille au-dessus du mètre. La femme pèserait un peu moins à taille égale. |;
En combinant les deux tableaux précédents et en prenant des moyennes, au lieu de calculer le nombre de calories nécessaires pour un individu, nous pourrons le rapporter au kilogramme de poids de l'individu. Nous trouverons environ 43 calories par kilogramme.
Il est très intéressant, pour le sujet qui nous occupe, de faire ce calcul par kilogramme, car lorsque nous aurons à traiter un obèse, nous pourrons facilememt connaître sa ration d'entretien. Pour sa ration suffisante la question est complètement différente, et puisque nous avons admis qu’un homme d'une taille déterminée devait avoir un poids déterminé à 1 ou 2 kilogrammes près, nous pourrons appeler ration suffisante de l’obèse la ration que devrait prendre un homme normal et de même taille. Il faudrait donc trouver une formule donnant le nombre de calories de la ration suffisante en fonction de la taille.
Mais cela serait encore très approximatif. Il serait plus exact de ne tenir compte ni du poids ni de la taille, mais du volume du corps de l’homme normal; ce serait une mesure moins facile à faire et susceptible d'une moins grande approximation que celle du poids. D'ailleurs la différence serait peu sensible.
Lapicque ‘ pense que pour obtenir des comparaisons exactes il faut rapporter les valeurs calorifiques à l'unité de surface. Comme les mesures de poids sont toujours faciles à prendre et les mesures de surface très difficiles, il est intéressant d’avoir une formule pouvant donner celles-ci en fonction de celles-là.
Meehr a fait le calcul en divisant le corps en segments sup-
1. Lapicove. Revue mensuelle d'anthropologie, 15 décembre 1897, p. 359.
Sn De
posés égaux au solide géométrique le plus voisin. Il a trouvé la formule S — 192,3 ÿ/P°.
D'après cette formule, la surface d'un homme de :
62 kilogrammes serait de 1m493; Pour un homme de
10 kilogrammes serait de 22409;
la ration d'entretien serait de 1,470 calories par mètre carré de surface.
Il importe de rappeler que l’homme bien constitué possède environ 6 p. 100 de son poids en graisse, le nouveau-né de deux à trois fois plus. Les animaux domestiques chez qui souvent l’engraissement est le but recherché par les éleveurs, arrivent à des proportions beaucoup plus grandes. C’est pour cela aussi que, à température égale, ils supportent l’inanition plus longtemps. La science actuelle ne permet pas d'arriver à faire augmenter leur tissu musculaire sans accroître leur tissu adipeux. Il en est de même chez l’homme ; mais fort heureusement il est prouvé que dans l’amaigrissement c’est le tissu adipeux qui subit les pertes Les plus grandes. Comme c’est en même temps celui qui est de beaucoup le moins nécessaire à la vie de l'organisme, cela permet de mettre le sujet, pendant un certain temps, dans un état d’inanition relative sans l'ex poser à de grands dangers. La graisse et l’eau jouent dans le corps humain les rôles de substances régulatrices. Les oscillations que subit leur quantité par suite des différences d'alimentation provisoires ou permanentes empêchent les fluctuations nuisibles des tissus.
Voit a tracé un tableau graphique des pertes proportionuêlles de poids des organes et tissus durant linanition.
C'est la graisse qui, d'une façon relative, subit la plus grosse diminution, puisque l'homme mort d’inanition en à perdu 97 p. 400 alors qu'il n'a perdu que 2,6 p. 100 de tissu cardiaque; de plus, chez l'homme normal, la graisse entrant
VD
pour 6 p. 100, c’est-à-dire pour une assez grande proportion dans la masse totale du corps, on voit que le poids qu'on peut perdre sans danger présente une certaine marge.
.Cependant l'homme et les animaux supérieurs ne peuvent subir une longue inanition. D'après Chossat, ils meurent
Graisse 97
Rate 66,7 | Foie 53,7
Testicules 40
Muscles 30,5
Sang CA]
Rein 25,9
Peau 20,6
Intestins 18
| Poumons 17,7
Pancréas 17
Os 13,9
Syst.nerveux 3,2
Cœur 2,6
Tableau (d'après Voit) des pertes proportionnelles, durant l'inanition, rapportées à 100 grammes de chaque tissu. — La partie ombrée représente les pertes au moment de la mortf.
lorsqu'ils ont perdu 40 p. 100 de leur poids initial, et cela varie peu suivant la quantité de graisse qu'ils possèdent, contrairement à ce qu'on pourrait supposer. Mais il s’agit là d’une inanition brusque, d’une suppression d'aliments complète d'emblée, et ici la qualité des éléments intervient, car les différentes substances sont très inégalement utiles à l’orga-
nisme.