‹ De l'obésité: Hygiène et traitementChapitre 19 sur 47 · gr. de liquides et un peu de fruits et de légumes · texte numérisé non relu

gr. de liquides et un peu de fruits et de légumes

ce qui ferait :

170 gr. d’albuminoïdes.

10 — de graisse . . .-. . » produisant 1.118 calories. 80 — d'hydrates decarbone

Banting avait d’abord essayé de maigrir par l'exercice forcé. Un médecin qu'il avait consulté lui avait conseillé de ramer, ce qu'il avait fait tous les jours pendant longtemps; mais le seul résultat avait été de lui donner un appétit extraordinaire, car pendant ce traitement il augmenta considérablement. Les bains de vapeur et les frictions produisirent le même résultat.

Harvey conseilla à Banting de s'abstenir autant que possible de pain, de beurre, de lait, de sucre, de bière et de pommes de terre. Il lui permettait la viande, sauf le porc; Le poisson grillé, sauf le saumon ; les légumes, sauf les pommes de terre; Les fruits et Le gibier.

En somme, le régime de Harvey-Banting se distingue par une diminution considérable de la graisse et des hydrates de carbone et par une augmentation des albuminoïdes au-dessus du chiffre de la ration d'entretien.

Régime d’Ebstein. — Ebstein ‘ (de Gôttingen) combat dans une grande mesure le régime de Banting. Il part de cette idée émise par Voit que les hydrates de carbone ne formeraient pas directement la graisse, mais favoriseraient son accumulation dans nos tissus en empêchant la destruction complète de l’albumine et en l'aidant justement à se transformer en graisse. Ainsi, 100 grammes d’albumine pourraient fournir 51 ou 52 grammes de graisse. Les graisses agiraient comme les hydrates de carbone et provoqueraient indirectement l'accumulation de graisse dans le corps aux dépens de l’albumine en voie de décomposition. Elles ne se décomposeraient pas en nature. Ainsi, une nourriture trop riche en albumine, même sans être accompagnée de beaucoup d'hydrates de carbone, favoriserait l'obésité, tandis que du côté des graisses, ingérées en quantité convenable, il n’y aurait aucun danger d'obésité à courir.

Ebstein recommande de prendre un régime non pas temporaire, mais permanent, il rejette les traitements dits par la faim (cura famis), car en jeünant nous perdrions de l’albumine en même temps que de la graisse. Il trouve incertain l'effet des exercices fatigants et n’y attache donc aucune importance. Il ordonne trois repas par jour avec défense absolue de manger entre temps. Voici un exemple de son régime :

1° Déjeuner. — 250 grammes de thé sans lait ni sucre, 50 grammes de pain, 20 à 30 grammes de beurre.

2° Diner. — Soupe avec moelle de bœuf.

120 à 180 grammes de viande à la sauce grasse.

Légumes (de préférence les légumineuses) (éviter les navets, carottes et pommes de terre).

Fruits, thé noir.

3° Souper. — Thé noir.

Rôti garni de graisse, 1 œuf ou du poisson.

30 grammes de pain blanc avec beaucoup de beurre. Fromage et fruits.

1. WiLHELm Egstein. Zur Behandlung der Fettleibigkeit. Deutsche Medicin Wochenschrift, 1900, nos 16 et 17.

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