WORTHINGTON. Loc. cit
DPAMNRTE :
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non pas seulement hérédité directe, mais hérédité de diathèse arthritique qui, comme l'a démontré Bouchard, se manifeste tantôt par l’adipose seulement, tantôt par le rhumatisme articulaire aigu, le diabète, la goutte ou la gravelle. Ce chapitre pathogénique est d'autant plus vaste que l’hérédité n'est pas seulement physique, elle est en quelque sorte sociale, elle porte sur les conditions de l'existence, sur le genre de profession, sur le genre d'alimentation.
L'âge joue un rôle important : l'adipose se manifeste souvent dans la seconde moitié de la vie, mais elle est loin d'être rare chez les enfants. Benzenberg cite un enfant de quatre ans qui pesait 137 livres anglaises ; Bartholin en cite un autre qui, à dix ans, pesait 200 livres. Percy et Laurent citent le cas d'une jeune Allemande qui, à sa naissance, pesait 13 livres, à six mois 42 livres, à quatre ans 150 livres, et à vingt ans 450 livres. Le D' Cœ rapporte qu'un Anglais, Édouard Bright, pesait 440 livres à dix ans, 356 livres à vingt ans et 584 livres au moment de sa mort.
Les femmes sont plus prédisposées que les hommes. Le début se manifeste souvent après une grossesse ou à la ménopause.
Les races manifestent sans doute des tendances différentes à cette maladie, mais les auteurs ne sont pas d'accord sur les pays où on la rencontre le plus souvent. Pour Maccary, ce serait l'Égypte et l'Angleterre, pour Virey la Hollande, pour Finlayson la Chine, pour Topinard lAlgérie. En fait, on la rencontre partout.
Certaines causes peuvent avoir une petite influence sur son développement : une vie sédentaire, des hémorragies, dps saignées fréquentes, un traitement mercuriel, des bains chauds, le sommeil prolongé peuvent la développer. Théoriquement le manque d'oxygène devrait provoquer l'adipose : cependant les ouvriers mineurs ue paraissent présenter aucune tendance à l'obésité. Dans le même ordre d'idées, on a dit que l’anémie, en’ diminuant le nombre de globules
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rouges, et par conséquent en rendant l'oxydation défectueuse, favoriserait l'obésité.
On a observé depuis longtemps que la castration provoquait l'obésité, sans pouvoir expliquer par quel mécanisme. « Lorsque le goût général de l'Italie préférait le chant d’un castrat à celui d'une femme, on faisait subir l'opération de la castration à un grand nombre d’enfants, et on voyait également un nombre de polysarques beaucoup plus grand que celui qui s’observa quelque temps après l'ordonnance du pape Clément XIV, que Joseph IT étendit à la Lombardie, ordonnance qui veut que celui qui aura mutilé un enfant soit puni de la peine de mort”. »
Cependant il ne faut pas se hâter d’en tirer une loi générale, car on observe en Orient beaucoup d’eunuques qui ne sont pas gros. Chez les animaux, la castration a un effet beaucoup plus certain et plus efficace, surtout chez le mouton, le porc et le coq. En 1642, Samuel Tell, pêcheur anglais, eut l'idée de faire subir cette opération aux poissons, et il obtint certains succès.
Mais les deux causes auxquelles on attribue généralement l'obésité sont le manque d'exercice et l'excès ou le mode d'alimentation. Tous les traitements mis en vigueur ne s'attaquent qu'à ces deux facteurs, et en effet ce sont les deux seuls sur lesquels nous puissions agir : reste à savoir comment il faut agir.